À l’occasion du 65e anniversaire de Yamaha, revenons sur six pilotes, qui, dans six décennies différentes, ont fait briller la marque aux diapasons. Le digne représentant des années 1980 n’est autre que Christian Sarron, l’un des membres de la famille Yamaha.

La relation entre la marque et Sarron va bien au-delà de la simple collaboration. Ce dernier n’a pourtant pas toujours roulé chez les bleus : il débuta sa carrière sur des Kawasaki dans le cadre de la coupe du même nom.

Impossible de rater le talent de l’adolescent. Il termina troisième de la formule en 1975 derrière Éric Saul et Denis Boulom et fut très rapidement repéré par le plus haut niveau. L’un des espoirs français, Patrick Pons fut particulièrement sensible au pilotage du jeune auvergnat; lui avait remporté la formule de promotion en 1972 et était le plus à même de juger de son talent.

C’est même Pons qui ouvrit les portes du mondial au jeune Christian en lui prêtant l’une des motos du team Sonauto–Yamaha, dirigé d’une main de maître par le mythique Jean-Claude Olivier. Ainsi, début 1976, Christian Sarron débuta en catégorie 350cc aux côtés des Chas Mortimer, John Dodds et autres Johnny Cecotto.

Grâce à des résultats convaincants, JCO décida de l’intégrer à la fratrie Sonauto pour l’année suivante en 250cc, 350cc et Formule 750, catégorie dominée outrageusement par Yamaha. Cette année 1977 fut le tournant de sa carrière, le moment ou Sarron éclata aux yeux de tous. En plus de prendre sa première victoire en mondial, il termina septième du général en 350cc et troisième de la catégorie 750.

Sarron sentait le talent à des kilomètres. D’ailleurs, il est encore aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs – si ce n’est le meilleur – français de l’histoire des Grands Prix moto.

Avec ces excellents résultats, c’est l’occasion de découvrir un pilote pas comme les autres. Un perfectionniste, qui essaya de toucher du doigt les trajectoires irréprochables. Quelqu’un qui, on le saura plus tard, domina ses peurs les plus profondes. Un homme qui comprit les enjeux et les dangers du métier de pilote de course, portant une très grande attention à sa condition physique et l’aspect psychologique de la course.

Ce type de vision ne laisse aucun répit, mais paye dans la grande majorité des cas. Toujours dans une bonne dynamique, il fut engagé en 500cc pour 1979 toujours au sein de la même famille. À cette époque, tous les pilotes français se connaissent et c’est avec grande joie que le titre de champion 750 pour Patrick Pons est fêté en fin d’année. Sarron est loin d’être ridicule, engrangeant une onzième place pour sa toute première année en catégorie reine.

Entre noir et blanc, Sarron continue son épopée dans un monde à part.

À suivre …



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