À l’occasion du 65e anniversaire de Yamaha, revenons sur six pilotes, qui, dans six décennies différentes, ont fait briller la marque aux diapasons. Valentino Rossi. Un monument, une légende. Mais une légende qui s’est, en grande partie, écrite avec la firme d’Hamamastu. Retour sur cette incroyable histoire d’amour.

Plus connu que son sport. C’est les termes qui peuvent être employés pour le qualifier. À l’heure actuelle, « Vale » est plus connu que la MotoGP. Qu’on le veuille ou non, il ne joue pas dans la même classe que les Dovizioso, Márquez et Lorenzo. Lui se range avec les icônes du sport : Michael Jordan, Zinédine Zidane, Usain Bolt, Ayrton Senna et consort. Mais comment en est-on arrivé là ?

Sa carrière, tout le monde la connaît. Aujourd’hui, il s’agira de se concentrer sur l’aspect psychologique de la question ; mais rappelons tout de même les bases. Né en 1979 à Urbino en Italie et fils de l’ancien pilote Graziano Rossi, Valentino est sacré champion du monde 125CC en 1997, puis 250CC en 1999. Il est vu comme le “wonderboy”, le futur des grands prix. Il faut dire qu’il a des avantages : une gueule, un charisme naturel assez impressionnant. Étant un jeune adolescent, il possède ce brin d’arrogance bien placé, irritant mais qui fait toujours mouche.

En 2005, Vale remporte son deuxième titre consécutif sur Yamaha. Il marche littéralement sur le MotoGP.

Il est immédiatement dépêché par Honda, pour rejoindre la catégorie reine en 2000. Sans plus attendre, la prophétie se réalise : il est rapide comme la foudre pour sa toute première année. Seul un Kenny Roberts Jr. inspiré se dresse sur son passage, et l’empêche d’être sacré.

Mais ce n’est qu’une question de temps. Un an après, il est titré en 500cc puis en MotoGP avec Honda les deux saisons suivantes. Avec cinq titres dont trois chez les grands, il entre dans la légende. Mais ce type de compétiteur est toujours à la recherche d’un challenge, de nouvelles sensations.

C’est ainsi qu’il se sépara de Honda pour rejoindre Yamaha en vue de la saison 2004. Les choses s’enchaînent. Une victoire dès sa première courses chez les bleus à Welkom, puis deux titres consécutifs, suivis de deux autres en 2008 et 2009. Après deux saisons de disette chez Ducati, car toujours à la recherche de défis et un retour en 2013 jusqu’à aujourd’hui, le compte est bon : neuf titres, 112 victoires et une légende dans le marbre.

En 2006 en revanche, Rossi joue de malchance et d’erreurs de pilotages en tout genre. Une saison qui fait office d’énigme dans la carrière de l’italien.

Que de chemin parcouru. Valentino Rossi, c’est la définition même de la persévérance, et du dévouement. Un homme qui consacra sa vie aux grands prix, pour le meilleur et pour le pire. Difficile de faire un condensé des moments de joies de « Rossifumi » au cours de ces années; les célébrations de titres et de victoires, toujours originales, comptent parmi les instants les plus mémorables. Mais que dire de l’émotion qu’il procure.



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