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« La priorité est-elle d’ assurer de nourrir des bouches avec 4,5 millions d’euros, ou d’ allouer ces quatre millions à la Formule 1? Barcelone doit définir ses priorités, qui sont les droits fondamentaux et la démocratie, et, avant tout, les gens. »

C’est avec une telle déclaration que la maire de Barcelone, Ada Colau, élue en juin dernier, justifie que, selon elle, les Grands Prix de Formule 1 et MotoGP qui se déroulent sur le circuit de Montmelo, ne sont pas une priorité et s’adressent seulement à « une élite ».

A défaut de populiste, on peut qualifier ce discours d’opportuniste, puisque non seulement il tend à séparer deux parties de la population, mais surtout il ignore complètement les retombées économiques engendrées par ces deux événements. A savoir, ni plus ni moins que 340 millions d’Euros en 2015, selon l’institut DEP, sans parler des 4000 personnes vivant directement des activités du circuit et des 10 000 y travaillant ponctuellement.

Chaque spectateur de F1 dépense en moyenne 1008 euros durant le week-end, contre 533 pour le MotoGP. Deux tiers d’entres eux résident à Barcelone pendant le GP de F1, contre seulement la moitié pour le MotoGP. Lors de ces deux week-ends, ce sont 20 millions qui sont dépensés dans les hôtels de la capitale catalane.

Mais tout cela ne compte visiblement pas, aux yeux de Ada Colau, qui supprimera sans doute sa subvention de 4 millions d’Euros au circuit dès l’année prochaine, dans une tentative d’avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre…

Rassurez-vous, les Grands Prix MotoGP et F1 ne semblent toutefois pas en danger, sauf que c’est sans doute in fine vous, l’élite, qui devrez payer une petite partie de ces 4 millions d’euros…

L’un des responsables de la Dorna, Manel Arroyo: « Il est incroyable que nous ayons périodiquement à rappeler les bienfaits de l’infrastructure. »