Marco Bezzecchi a conscience que faire partie de la VR46 Riders Academy crée une pression qui peut parfois être difficile à supporter.

Cette saison, plusieurs pilotes ont annoncé qu’ils quitteraient la VR46 Riders Academy l’an prochain, la structure mise en place par Valentino Rossi et son entourage pour aider les jeunes Italiens à percer en Championnat du monde et à les soutenir dans leur carrière. Lorenzo Baldassarri, Nicolò Bulega ou encore Dennis Foggia n’en feront donc plus partie en 2020.

Cette annonce a interloqué, et nombre de questions se sont posées, mais tous ont expliqué avoir besoin de suivre leur propre voie. Pour Marco Bezzecchi, qui compte bien y rester, ce choix s’explique totalement, comme il l’a confié à GPOne : « Il est certain que d’un point de vue extérieur, on peut se dire qu’un pilote est fou de quitter l’Academy. Mais cela dépend beaucoup de comment vous êtes dans ce genre de situation. Moi par exemple, je me sens super bien, je ressens leur soutien et je sais qu’ils sont vraiment là pour tout le monde. En échange, ils attendent un engagement maximum, ce qui est normal. S’ils se donnent à 100%, ils attendent 100% du pilote, ils veulent des résultats. Ils travaillent pour cela, c’est normal que cela se passe ainsi. »

« Chacun est ce qu’il est et peut-être que certains souffrent de la pression d’une telle situation, peut-être qu’ils ne se sentent pas bien de savoir que ceux qui travaillent avec eux attendent énormément d’eux et de ce qu’ils font » a-t-il ajouté. « Dans la difficulté, chacun réagit à sa manière, certains deviennent encore plus forts et dépassent cela, et certains au contraire n’y parviennent pas et sombrent. Selon moi le choix de partir a été fait d’un commun accord, je pense qu’ils en ont parlé et qu’il a simplement été dit à ceux qui ne se sentaient pas à l’aise qu’ils pouvaient partir tranquillement, sans aucune contrainte. »

La pression qui repose sur les épaules des pilotes est forcément plus importante qu’ailleurs, au vu de la renommée de Rossi, et Bezzecchi a lui aussi connu des moments de doute : « Au début je ressentais plus cette pression, mais c’était aussi normal car j’étais plus jeune. J’étais toujours là à me demander si j’avais bien fait, si je travaillais bien. C’était super d’être tous ensemble, mais après lorsque je rentrais chez moi je me posais plein de questions, je me demandais s’ils étaient satisfaits de moi. Apparemment ils l’étaient, mais je ne leur ai jamais demandé directement, surement par peur d’avoir une réponse négative. »

S’il a aujourd’hui dépassé cela et peut compter plus que jamais sur la structure, d’autres ne voient pas les choses de la même façon. Chacun continuera donc sa route l’an prochain, et pour l’actuel pilote Tech3, celle-ci se poursuivra dans le team Sky VR46.

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