Le pilote italien, fidèle acolyte de Valentino Rossi depuis des années, continue d’espérer qu’il décrochera un guidon de qualité en Moto2 et se montre intransigeant sur ses valeurs sportives.

A pied en 2019 après avoir pourtant terminé au neuvième rang en 2018 et fait partie des vainqueurs de l’année en Moto2, Mattia Pasini avait rapidement été appelé pour effectuer des remplacements. D’abord dans le team Pons HP40, puis dans l’équipe Ángel Nieto avant de réaliser une grande partie de la saison chez Petronas en raison de la longue convalescence de Khairul Idham Pawi. Malgré quelques bons résultats, il n’était pas parvenu à convaincre pour obtenir un contrat en 2020.

De nouveau à pied cette année, donc, il ne désespère pas pour autant, convaincu de pouvoir faire de belles choses si on lui en donne les moyens. « Actuellement je ne sais pas [quand je roulerai à nouveau], même si j’espère que ça sera bientôt. Au fond de moi je sais que je peux encore donner beaucoup à ce sport et que j’ai toutes les cartes pour viser le titre en Moto2 avec un team solide et compétitif », a-t-il confié à GPOne.

Et ces moyens, l’Italien estime que cela passe par la structure, pas par son apport financier personnel. Une conviction qu’il ne changera pas : « Je ne le nie pas, je travaille actuellement comme commentateur pour Sky. Je suis à pied et comme je l’ai toujours dit, je n’amènerai pas une mallette [d’argent, ndlr.] car ça signifie baisser la qualité en piste. Du coup j’attends, mais je ne mettrai pas l’argent. Je pense qu’à l’avenir, l’une des possibilités serait le team Simoncelli, ça serait une excellente option. »

 

 

 

Le team SIC58 n’a en effet pas caché sa volonté d’arriver à terme dans la catégorie intermédiaire, mais rien n’est encore fait. Il est une structure, en revanche, qui évolue à tous les niveaux et qui aurait convenu à Pasini, c’est celle de Fausto Gresini : « Nous avions parlé avec Fausto, nous nous étions serré la main mais au final rien ne s’est fait. Je suis vraiment déçu car nous aurions pu faire des courses vraiment intéressantes ensemble, sa structure est solide. Malheureusement ça s’est passé différemment de ce que j’espérais et ça me laisse un goût très amer. »

Avec la situation mondiale actuelle, la question est pour l’heure de savoir quand les championnats reprendront, et ensuite le numéro 54 pourra peut-être envisager des choses. Pour le moment, il refuse toutefois d’envisager une carrière en Superbike, comme l’ont fait d’autres pilotes qui se trouvaient en difficulté en Mondial et qui y ont réalisé de belles carrières.

« J’ai vu les courses et elles ont toutes été très belles et intéressantes. Que dire ? Si un jour une opportunité se présentait, pourquoi pas ? Mais pour le moment je suis concentré sur le Moto2 car comme je l’ai dit je sais que je suis encore capable de jouer le titre, et tant que j’aurai cette conviction je ne baisserai pas les bras », a-t-il conclu.



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