Le Moto2 nouveau format ne reçoit que des éloges et a fait gagner en légitimité la catégorie intermédiaire avant d’entrer en MotoGP. Symboliquement, une des machines du plateau animée par le moteur trois cylindres Triumph de 765cc passera un jour la barre des 300 km/h en pointe. Tout va bien donc, mais tout ne vas pas encore pour le mieux. Car à Austin, on a vu un commentateur télé finir quatrième de la course, soit devant pas mal de pilotes qu’il commente…

Pour un peu, ça ferait désordre. Mais c’est le pied de nez fait par un Mattia Pasini dont le talent au guidon est tout de même largement supérieur à la moyenne de ses désormais collègues porteurs d’un micro… Reste que sa pige au sein du team Pons au Texas a confirmé qu’avoir un Pasini sur le bord des stands plutôt que sur la piste, c’était gâcher…

Cela étant dit, l’Italien n’est pas le dernier à appuyer où ça fait mal… « Beaucoup de personnes et d’équipes voudraient bien me prendre ou me fournir une moto afin que je puisse courir. Le gros problème est qu’il n’y a pas de place pour le moment. Bien qu’ils aient le budget et que ce soient des équipes sérieuses, ils n’ont pas la chance de le faire. C’est un problème politique, rien de plus, pour le moment ».

« Nous verrons s’il se passe quelque chose après ce résultat à Austin. Je remarque que les personnes, qui sur mes réseaux sociaux sont à mes côtés et se rebellent un peu, ce qui me fait plaisir car cela signifie qu’elles comprennent ma situation », a déclaré Pasini, qui devrait être à nouveau à l’écart à Jerez, en tant qu’expert de la télévision pour Sky Sport Italia. « Pour le moment, je retourne à la cabine du commentateur à Jerez. Là, je commenterai certaines personnes que j’ai laissées derrière moi. Ce sera un peu une satisfaction, aussi. Même pour certains pilotes, ce n’est pas bien qu’ils aient été battus par un commentateur ».



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