Passer du Moto3 à la Moto2 n’est pas simple tandis que faire le saut du Moto2 au MotoGP n’est pas si facile. Un a même fait le bond du Moto3 au MotoGP et il a particulièrement souffert. Mais ces acrobaties sont encore plus difficiles à réaliser lorsqu’elles sont des figures imposées… à l’envers. Ainsi, revenir en Moto2 après une bonne période en MotoGP, c’est comme se retrouver dans la fosse aux lions. Demandez à Yonny Hernandez

Yonny Hernandez a quitté le Moto2 en 2011 et jusqu’à la fin de la saison 2016, le Colombien a évolué en MotoGP. Sans perspective au moment de construire son avenir pour 2017, il a accepté de retrouver ses premières amours. Mais c’est un amour vache que ses résultats confirment. De l’intersaison jusqu’au premier Grand Prix de l’année au Qatar, le nouveau pilote du team AGR a montré qu’il était loin du compte.

Une situation que l’athlète de 28 ans reconnaît et explique : « c’est une saison déjà difficile. Mais le choix du Moto2 était le meilleur à prendre dans l’idée de continuer à faire un championnat du monde. Je savais que le Moto2 était une catégorie difficile ».

« De prime abord, comme ça, passer du MotoGP au Moto2 est quelque chose de facile. Mais ce sont deux mondes différents. Je n’ai plus travaillé avec un embrayage depuis des années déjà et je n’ai plus aucune aide électronique. J’ai aussi moins de puissance et je dois travailler ma vitesse dans les virages ».

« Je dois donc m’adapter pour y être rapide. J’ai su dès mes premiers tours de roue durant l’intersaison que ce serait compliqué. C’est comme s’il fallait tout relancer. Je pars de zéro. Et je dois aussi me contraindre à un régime strict car je dois perdre dix kilos. Mais nous voulons nous battre avec les meilleurs. Le top 5 est envisageable si nous travaillons dur. C’est l’objectif ». Un véritable chemin de croix aux airs de punition tout de même.



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