La vie de Max Biaggi en tant que team manager de sa propre équipe en Grand Prix ne pâlit en rien sa réputation de champion. Et pour cause, ses troupes et son pilote Arón Canet sont en tête du championnat Moto3 après trois épreuves et avant d’aborder la quatrième à Jerez, le week-end prochain. Avec une seule KTM et une structure dédiée à un seul pilote, le Romain a mis en place un schéma qu’il a toujours voulu autour de lui lorsqu’il était derrière un guidon. Mais entre le sextuple titré et son poulain, il y a aussi quelque chose de personnel…

Arón Canet n’est pas un Italien, mais avec Max Biaggi, il y a des connexions qui ne trompent pas et que le Corsaire explique ainsi : « lorsque je me suis décidé pour Canet, j’ai réalisé qu’il voulait une revanche pour démontrer sa valeur » explique celui qui partage l’aventure avec Peter Öttl. « Il voulait se refaire après une saison 2018 médiocre et sans victoire. Je connais ce sentiment pour l’avoir expérimenté. Il n’a pas quitté son ancienne équipe en bons termes. Avec moi, il a trouvé une équipe qui ne travaille que pour lui. Et c’est important pour un pilote ».

Dans un entretien accordé à GPOne, il ajoute : « on s’est rencontré pour la première fois à Misano en septembre l’an passé. Je le suivais déjà depuis quelques temps. Après notre accord, il n’était pas plus capable d’aller chercher de bons résultats, mais je n’ai jamais douté de mon choix. Il n’était pas content de son équipe et de sa forme physique. Il souffrait de son épaule. J’ai réalisé qu’il ne montrait pas son vrai potentiel. Et j’ai cru en lui ».

« Canet est très sérieux. Je l’apprécie car il est déterminé. Il veut progresser et faire progresser la moto. Comme moi, il prend grand soin de sa condition physique. Ce qui lui permet de passer par-dessus les problèmes qu’il rencontre et c’est une bonne chose en Moto3. Il est mature ».

Pour être en accord avec son choix, Max Biaggi n’a pas hésité à faire tous les choix pour mettre son pilote dans des conditions idéales : « l’équipe est à moi, de la technique à la logistique. J’ai choisi le personnel. Et j’ai fait mon choix autour de Canet. Par exemple, quatre mécaniciens sur cinq sont Espagnols, comme ça, il n’y a pas la barrière de la langue. Ce sont des détails, mais ils font la différence. Il n’arrive pas souvent à un pilote d’avoir un team structuré autour de lui ».

Il ne reste plus maintenant à Canet à bien profiter de cette opportunité. Car il n’a plus d’excuse.



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