De Diana Tamantini / Corsedimoto

Le pilote du team Snipers est revenu sur sa course du Qatar lors d’un live, mais aussi sur la situation actuelle et ses débuts.

Dès la pré-saison, nombreux ont été les pilotes Moto3 à faire de Tony Arbolino l’un des favoris pour le titre en 2020. Malheureusement, le premier Grand Prix de l’année ne s’est pas conclu de la meilleure des façons pour l’Italien. Dixième sur la grille, il est parvenu à se maintenir dans le groupe en lutte pour la victoire mais a finalement terminé au 15e rang suite à des problèmes rencontrés dans le dernier tour. Actuellement, le championnat est en pause en raison de l’urgence sanitaire mondiale mais il se montre prêt à repartir dès que possible.

« Ce n’est certainement pas la façon dont j’aurais voulu commencer la saison, je pensais à un tout autre résultat », a-t-il reconnu lors d’un live sur les réseaux sociaux avec les responsables du Circuit Ricardo Tormo. « La course a été presque parfaite, je me positionnais bien [pour les dernières attaques] lorsqu’une rafale de vent m’a poussé à l’extérieur. J’ai touché un autre pilote, mais heureusement j’ai réussi à ne pas tomber. »

La victoire est revenue à Albert Arenas, qui roule sur KTM, mais les Honda ont terminé tout proche. Quelle différence existe-t-il cette saison entre les deux marques ? « L’an dernier, Honda était un peu plus fort, en particulier dans les lignes droites », a expliqué Arbolino, qui roule sur cette dernière. « Cette année le moteur a beaucoup progressé et les motos aussi, les performances ont augmenté. En fin de course nous sommes tous proches, [aucune des deux marques] n’est au-dessus. »

Après ce premier GP, l’heure est désormais à l’attente, chez soi. « Je vis à Lugano, la situation n’est pas trop mauvaise et je continue à m’entraîner. En Lombardie, en revanche, c’est bien pire. » Le pilote du Snipers Team est en effet originaire de Garbagnate Milanese, qui se trouve dans l’une des zones les plus touchées par le coronavirus et où vit sa famille. « Mon père, ma sœur et mes grands-parents vivent là-bas. Ce n’est pas facile pour moi de savoir ce qu’il se passe, mais heureusement aucun d’eux n’est malade, c’est déjà ça. Je leur répète constamment de ne surtout pas sortir », a-t-il poursuivi.

 

 

 

En attendant des jours meilleurs et le retour à la compétition, Arbolino poursuit donc sa vie en Suisse et a profité de ce live pour revenir sur certains points de sa carrière, à commencer par son choix du numéro 14 en piste : « J’ai commencé avec le 4, c’est le chiffre que j’ai mis sur ma première moto, j’avais quatre ans. Je l’ai gardé jusqu’à mes neuf ans, lorsqu’un garçon me l’a pris pour la dernière course de l’année. J’ai alors opté pour le 44 que j’ai porté jusqu’au CEV, où Arón Canet portait ce numéro. J’ai repris le 4 mais cette année a été horrible, je l’ai donc abandonné. A mon arrivé en Championnat du monde j’ai pris le 14 car personne ne le portait. »

Son début de carrière n’a d’ailleurs pas été simple puisqu’il vivait loin de circuits sur lesquels s’entraîner. « De mes quatre ans à mes neuf ans, nous faisions trois à cinq heures de voiture : mon père venait me chercher le vendredi à la sortie de l’école et nous partions », a-t-il raconté. « Le dimanche soir je rentrais à la maison et le lundi matin j’étais à l’école. Ça n’a pas été simple car en plus je voyais mes amis jouer et parfois j’aurais voulu rester avec eux. Mais lorsque je commençais à courir une sensation particulière naissait en moi, je me sentais plus fort. »

Quant à savoir ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas été pilote, sa réponse n’étonne pas : « Je ne sais pas. Depuis que j’ai quatre ans je ne pense qu’aux motos. Je crois que je serais resté quoi qu’il arrive dans le monde des moteurs. »

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