Raul Fernandez est devenu aussi une affaire en plus d’être le nom d’un pilote prometteur. Une nouvelle posture qui s’est révélée lors de la FP4 du Grand Prix de Styrie de MotoGP, moment où, comme un cheveu dans la soupe, on apprenait qu’il rejoignait le team Tech3 KTM. Une communication de la marque autrichienne en pleine compétition qui a fait hérisser le poil dans l’équipe d’Hervé Poncharal et qui a évidemment beaucoup déçu les pilotes Petrucci et Lecuona qui roulaient pendant ce temps sur les RC16. Mais l’histoire ne s’arrête pas là…

L’arrivée de Raul Fernandez en MotoGP était attendue et c’est plutôt une nouvelle fraiche et bonne que d’apprendre qu’un espoir de 19 ans se révèle ainsi aussi vite. Cependant, il y a les coulisses et la gestion de la carrière qui entachent en ce moment les exploits sur la piste. Ainsi, tout semble avoir été fait dans l’urgence, si ce n’est même la panique chez KTM, jusqu’à aller contre la volonté du pilote…

Ainsi, le vernis des belles déclarations officielles n’a pas tenu longtemps lors de la conférence de presse où Raul Fernandez, sous la pression du journaliste de Dazn Izaskun Ruiz a avoué ne pas être heureux de sa future destination en MotoGP. « Je ne veux pas parler d’avenir. Je veux rester concentré sur Moto2 » s’est d’abord défendu Raul Fernandez. Mais ensuite, il a ajouté : « la vie est comme ça ». A la question franche s’il se sentait en 2022 à la place où il voulait être, il a répondu avec un « non » catégorique avant de mettre un terme à l’échange : « n’allons pas plus loin ».

Raul Fernandez

Le cas Raul Fernandez sera-t-il finalement traité devant les tribunaux ?

De la rumeur du paddock il ressort que Raul Fernandez n’est pas du tout convaincu de quitter le Moto2 après seulement un an ou même de monter sur la RC16. Le team Petronas et Aprilia ont frappé à la porte de Fernandez, pour comprendre s’il était possible de le libérer du contrat avec KTM, comme Jorge Martin l’a fait l’année dernière en rejoignant Ducati.

L’entreprise autrichienne n’a cette fois pas voulu céder et a ainsi accéléré la procédure de l’annonce, enfermant ainsi l’Espagnol, qui n’est donc pas heureux. Selon GPOne, le manager du pilote, Hannes Kinigadner, s’est rendu chez Pierer et Beirer pour demander la résiliation du contrat, avec le paiement d’une pénalité de 500 000 €. Mais il a vu la porte se fermer. Il se dit à présent que l’on pourrait aller jusqu’au tribunal. Pour KTM, ce serait un fiasco total.

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