C’est une décision qui porte préjudice non seulement à Andrea Iannone mais aussi à Aprilia. Contrôlé positif à une substance dopante. Mais il a été déclaré innocent sur l’intention volontaire de sa prise, celle-ci s’étant nichée dans un aliment consommé en Malaisie, un fait avéré par une expertise. Pourtant, Andrea Iannone a tout de même été condamné à 18 mois de suspension. Il a logiquement fait appel pour être définitivement innocenté devant un Tribunal Arbitral du Sport dont le rôle politique semble plus prévaloir que sa vocation de justice…

Andrea Iannone doit-il être un exemple envers et contre tout et même si cela écorne sérieusement le principe de justice ? C’est une question sous-jacente depuis le début de ce dossier et elle semble s’affirmer encore un peu plus avec cette dernière décision d’un Tribunal Arbitral du Sport qui fait comme lever un doute sur le sens de sa dénomination.

Car l’institution semble totalement sous la coupe d’une agence antidopage Wada qui ne veut pas perdre la face dans cette procédure Iannone. D’abord, dans le cadre de cet appel, elle a demandé une aggravation de la sanction prononcée en première instance allant jusqu’à 4 ans de suspension. Ce qui veut dire l’euthanasie de la carrière du pilote Aprilia. Ensuite, ladite agence a réussi à repousser la décision sur l’appel jusqu’au… 15 octobre prochain.

Une manœuvre dilatoire ?

Pour Aprilia, ce n’est pas autre chose qu’une manœuvre dilatoire pour que Iannone purge déjà une peine. Mais ce n’est pas tout. Cette situation porte préjudice non seulement au pilote mais à l’entreprise Aprilia. Celle-ci pourrait lâcher son pilote, l’abandonner à son sort, mais elle est plus attachée aux valeurs de justice que leurs interlocuteurs dont s’est a priori le métier.

Sur Sky, le PDG d’Aprilia, Massimo Rivola, explique : « l’Agence mondiale antidopage a réussi à obtenir le report de l’audience au 15 octobre, nous mettant ainsi que le pilote en grande difficulté. Nous croyons à l’innocence d’Andrea, nous voulons l’attendre, même si nous courons un grand risque. Il faut penser à une stratégie pour ne pas rater d’opportunités, mais notre intention est d’attendre, nous croyons en l’innocence d’Andrea ». Un bel acte de foi, face à une machine politico-judiciaire dont la légitimité, le but et sa composition comme son financement mériteraient, aussi, une enquête publique.



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