MotoGP Aragón-2 J2, Débriefing Johann Zarco (Ducati/5) : La stratégie pour demain, la chute, etc. (Intégralité)

par | 24 octobre 2020

En ce samedi 24 octobre, Johann Zarco a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Motorland Aragón au terme de la deuxième journée du Grand Prix de Teruel.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Johann Zarco sans la moindre mise en forme, même si la première partie est traduite de l’anglais (vouvoiement).


Johann Zarco : « Une bonne après-midi! Ça a été très bien, et j’ai même été surpris en FP1 du 1’47.3. J’ai donné le meilleur possible mais j’ai clairement beaucoup amélioré et cela m’a beaucoup aidé puisque j’ai refait le chrono en Q2 et obtenu une très bonne position. C’est bien de passer du fond au sommet, mais ça reste délicat car je pense que nous souffrons trop le matin. Il ne fait pas trop froid mais je pense que c’est encore limite pour nous et cela n’aide pas à avoir une grande confiance. Vous pouvez donc peut-être être rapide, mais vous pouvez aussi chuter car vous n’avez pas le feeling. L’après-midi, le feeling était bien meilleur et vous pouvez donc vous donner davantage. Ma chute en fin de séance était seulement due au fait que j’attaquais trop, mais ce n’était pas surprenant car le pneu était froid. J’ai essayé de freiner plus tard et de passer plus vite dans le virage, mais c’était sans doute trop. Quoi qu’il en soit le dernier tour a été bon pour moi. J’aurais peut-être plus faire 1/10 de mieux, mais peut-être pas la première ligne. Globalement, c’est bien pour demain et je pense que j’utiliserai les mêmes pneus que la semaine dernière, c’est-à-dire médium avant et tendre arrière car nous avons eu un bon feeling avec, la semaine dernière. Nous voulons continuer avec cela et avoir plus d’informations car nous savons que cela peut bien fonctionner. En ayant la chance de partir de la deuxième ligne, je vais saisir cette opportunité pour faire un bon départ et essayer d’être rapide durant les 10 premiers tours avec le pneu tendre. Je pense qu’il y a la possibilité d’attraper le bon groupe durant la première moitié de la course et d’avoir un gros rythme pour faire le trou, puis faire du mieux possible pour continuer. Avec le pneu tendre, je pense que c’est possible durant les 10 premiers tours, sans se dire que je vais taper dans les pneus. Pour moi, les pneus ont la performance pour aller chercher sur la première moitié de course, puis ensuite contrôler sur la deuxième partie. »

Comment voyez-vous la course demain ?

« Ce weekend, je pense qu’on va avoir des améliorations, peut-être pas en rythme de course mais avec les pneus usagés car la performance est meilleure que la semaine dernière. C’est pourquoi nous aurons peut-être la chance d’avoir un bon feeling durant la course. Et je pense aussi qu’entre la semaine dernière et celle-ci, tout le monde s’est rapproché. C’est pourquoi je devrais être rapide au début pour ne pas être dérangé : je peux avoir la vitesse et je dois vraiment l’obtenir. Et si je n’ai pas de problème en début de course, je pourrai m’amuser. Comme tout le monde est très proche, je pense le début de la course pourra être plus disputé que ce que nous avons eu la semaine dernière. »

Vous êtes la seule Ducati en Q2. Quelle peut en être la raison ?

« Je ne sais pas. La semaine dernière, Jack Miller a fait une bonne Q1 et une bonne Q2, et cette semaine c’était moi. Mais si vous regardez la Q1, j’ai fait 1’47.3, mais les gars derrière moi ont aussi fait 1’47.3 ! Donc pour presque rien, vous n’existez pas où vous êtes au sommet. C’est pourquoi c’est piégeux, mais clairement les Ducati rencontrent plus de problèmes que ce à quoi on s’attendait en Aragon. Personnellement, je le prends comme un travail en vue de l’année prochaine, car je suis celui qui n’a rien à perdre, et seulement à apprendre. Je peux donc essayer des choses, et parfois ça marche et parfois non. »

Pouvez-vous nous expliquer votre chute en fin de qualification ?

« J’ai freiné un tout petit peu plus tard et j’ai un peu glissé au freinage. Puis, quand je suis revenu sur la trajectoire, j’ai essayé d’aller vite dans le virage et j’ai croisé l’avant. C’est donc peut-être parce que j’ai un peu trop attaqué, car ce n’est pas notre meilleur virage. J’ai bien progressé en qualification mais peut-être que j’en ai trop fait dans ce dernier tour. Ça allait parce que c’était seulement une glissade, et même si c’était très rapide c’était seulement une glissade. Il n’y a pas de conséquences physiques et la moto n’est pas trop abîmée. »

Vous avez eu récemment quelques problèmes de confiance sur la moto : Avec quelle mentalité partirez-vous demain ?

« Je pense que de partir cinquième va m’aider, et la confiance est toujours un problème le matin. Demain, à une heure de l’après-midi, nous devrions avoir de bonnes températures et je devrais pouvoir bien débuter la course avec un bon niveau de confiance. Si je peux élancer de cette façon, je pense je peux faire une bonne course et l’apprécier. La confiance seulement un problème le matin. Je pense que les Ducati rencontrent encore des problèmes entre le matin et l’après-, et cela nous procure des résultats et un feeling en dents de scie. »

Avec la crise sanitaire, peut-on être certain que les trois dernières courses auront bien lieu et avez-vous entendu parler de quelque chose ?

« Non. Personnellement, je fais seulement le box et le camion avant d’aller à mon hôtel. J’espère que nous aurons bien les trois prochaines courses, mais je n’ai pas d’informations. »

Quels progrès ont été faits entre la semaine dernière et aujourd’hui ?

« Je pense qu’on a beaucoup gagné, simplement en grip. On a su trouver plus de contrôle sur l’arrière en accélérant. Et sur une piste comme ça, je pense que ça nous a beaucoup servi. Donc cela a été de la stabilité sur l’arrière et du grip pur qui nous ont fait passer un bon cap. »

As-tu pleinement assimilé le réglage d’assiette ? Tu n’y penses plus et c’est devenu un réflexe ?

« J’ai le réflexe d’y penser ! J’ai pensé à chaque fois et je le mets à chaque tour, même dans les tours où je rentre au stand, pour en prendre l’habitude. Vu qu’en plus, là, il n’y a besoin de le mettre qu’une seule fois, c’est plus facile. »

Les chutes ne t’ont pas perturbé ?

« On est tous fort à ce niveau-là, et de toute façon on n’a pas le choix. Ce qui m’a motivé ce matin, même avec la petite chute, c’est de voir qu’en fait ça se joue à rien ! Parce que le gars qui est 11e ou 12e est à 3/10 ! Tu ne peux pas abandonner à ce moments-là, parce que tu te dis que si tu fais un petit peu mieux, ce petit mieux va te faire gagner 10 positions ! Ça permet donc de se motiver. »

Avec la Yamaha, un de tes points forts était de pouvoir toujours rouler avec des gommes tendres. Retrouves-tu cet avantage sur la Ducati ?

« Non, pas encore. C’est vrai qu’au début, sur la Yamaha, j’étais toujours un cran plus soft que les autres, mais là, c’est un peu le pneu dont on a besoin pour bien fonctionner. Et comme les pneus ont quand même pas mal changé depuis 2017, je ne peux pas dire que j’ai un avantage ou vraiment un style différent concernant l’usure des gommes comme il y a trois ans. »

Classement Qualification 2 du Grand Prix de Teruel MotoGP:

Classement Qualification 1 du Grand Prix de Teruel MotoGP:

Crédit classements : MotoGP.com

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