Pour Joan Mir, les Grands Prix se suivent et se ressemblent. Et ça dure depuis l’an dernier. A ceci près que, pendant ce temps, la concurrence monte en puissance. Se refaire de qualifications modestes devient dès lors de plus en plus compliqué. Avant la trêve estivale, le Champion du Monde remet à jour son cahier de doléances en direction de Suzuki. Pour la course de ce Grand Prix de Pays-Bas, il ne sait pas trop ce qui l’attend. Il a cependant un objectif : se rapprocher des Yamaha pour mieux les étudier et trouver leur faille…

Joan Mir s’est montré très clair au moment de faire le bilan de ses qualifications : « je suis particulièrement déçu des qualifications de ce samedi. La vérité est que j’attendais un peu plus, je n’accepte pas le temps que j’ai fait car c’est un temps lent. Je n’ai pas pu pousser pour un tour décent. Je roule en 33.0 avec des pneus durs et c’est très difficile pour moi de descendre de trois dixièmes, ce n’est pas normal ».

Il ajoute : « les autres peuvent descendre d’une seconde, ce qui est normal, mais dans mon cas ce n’est pas comme ça. Pour moi, le package que nous avons, pour le moment, il y a quelque chose en suspens dans les qualifications. Il faut tout mettre en place, je dois aussi m’améliorer et, sûrement aussi, mon style ne favorise pas le sujet ».

« Je ne pense pas non plus que nous ayons un avantage, mais il m’est difficile d’exploiter le potentiel de la Suzuki en qualifications. Concernant Alex Rins, je pense qu’à certains moments en qualifications, il parvient à faire un meilleur tour, quelques dixièmes. Parfois j’ai un meilleur rythme que lui, donc c’est quelque chose qu’il faut analyser pour savoir comment je dois utiliser la moto et nous donner autre chose pour nous battre devant » dit le Majorquin.

Il termine sur ce mal chronique du samedi après-midi : « il est très difficile de comprendre ce qu’est la moto et j’ai besoin d’être un peu plus compétitif. Il n’est pas possible qu’avec une gomme dure, qui a beaucoup moins d’adhérence, au dixième tour je fais un 1’33.0 et qu’en qualifications je peux faire seulement un 1’32.7 en me dépouillant. C’est un problème qui est là et un jour on le résoudra ».

Mir : « Viñales ? C’est une autre moto, ce n’est pas possible autrement »

Joan Mir évalue ensuite la concurrence : « les Ducati sortent toujours en tête, le problème est toujours là et il faut y faire face. Vous devez être intelligent. Je pense que les Ducati ont réalisé un tour spectaculaire, mais ils n’ont pas beaucoup de rythme en course. Nous devons exploiter nos vertus demain dans la course, nous verrons où nous en sommes. Je vais devoir faire de bons premiers tours. Mon objectif est d’être proche du premier, du podium, de gérer et de bien faire les choses. Nous verrons ».

« Je ne regarde pas le championnat, je fais avec le package que j’ai, c’est mon travail et l’année dernière j’ai fait la même chose. Cette année, c’est pareil, mais ça coûte un peu plus cher. Je vais essayer de faire mon truc dimanche, être proche de la Yamaha et voir ce qui se passe à la fin de la course. Qu’ils aient un meilleur tour peut signifier que la gomme tombe plus ou pas, je ne sais pas. Il faut le voir de près et être collé à eux. Les Yamaha officielles ici vont très bien, toutes les deux ».

Il termine sur un Viñales dernier il y a une semaine et en pole position ce samedi : « ils ont de toute façon changé toute la moto. C’est une autre moto parce que ça ne peut pas être autrement, ce n’est pas normal. Il ne se peut pas que la moto qui ne l’aide pas en Allemagne lui permette de voler à Assen. Il y a quelque chose ».

Mir Assen

MotoGP Assen J2 : qualifications

Crédit classement motogp.com



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