Via le site officiel MotoGP.com, nous avons assisté à la conférence de presse pré-événement du Grand Prix de la République Tchèque à Brno.

Étaient présents Fabio Quartararo, Maverick Viñales, Andrea Dovizioso, Valentino Rossi, Takaaki Nakagami, Joan Mir.

Comme à notre habitude, nous reportons ici l’intégralité des propos de Valentino Rossi, sans la moindre mise en forme.


Valentino, vous avez remporté votre premier Grand Prix il y a 24 ans ici même. Et vous avez encore eu de belles sensations lors de la dernière course à Jerez…

Valentino Rossi : « oui, c’est un week-end important car j’ai toujours aimé Brno. Lors de la dernière course à Jerez, nous avons changé quelques choses, ce qui m’a procuré un meilleur feeling et m’a permis de prendre du plaisir durant tout le week-end. Remonter sur le podium après une grande période difficile était une très belle sensation. Il est donc très important de comprendre si je peux également être fort ici, car la piste est très belle et je l’ai toujours aimée, mais durant les dernières années, nous avons un peu souffert avec la Yamaha. Il est donc important de comprendre notre potentiel sur une nouvelle piste et avec d’autres conditions, pour savoir ce qui pourra se passer lors des prochaines courses. »

Comment cela se passe-t-il avec votre nouveau chef d’équipe, David Muñoz ?

« Durant l’été de la saison dernière, nous avons compris que nous avions besoin de quelque chose de différent. Nous avons donc changé le chef mécanicien et nous avons parié sur un chef mécanicien plus jeune qui venait de la Moto2. Sans expérience en MotoGP, mais j’aime beaucoup son approche, puisqu’il travaillait dans mon team en Moto2. Je trouve ça très bien. Il peut beaucoup m’apprendre et c’est une autre façon de travailler sur la moto. Nous avons besoin d’un regard neuf. Bien sûr, il faudra du temps pour faire progresser notre relation et pour qu’il comprenne ce dont j’ai besoin, mais nous pourrons comprendre si nous sommes dans la bonne direction lors des prochaines courses. »

Êtes-vous inquiet des problèmes moteur rencontrés par Yamaha à Jerez ?

« Yamaha travaille très dur pour comprendre et résoudre le problème. Nous devons maintenant espérer que tout sera OK, et je ne pense pas que si nous sommes sur un circuit plus rapide comme ici où en Autriche, ce soit plus gros problème pour le moteur. Mais cela dépend peut-être plus des températures qu’il y avait à Jerez et des conditions extrêmes. Je pense qu’ici et en Autriche ce sera un peu plus frais, donc ce sera plus facile pour nous mais aussi pour la moto. »

Vous considérez-vous comment un prétendant au top 5 ou au top 3 du championnat, ou même au titre ?

« La situation a changé rapidement car le feeling était très mauvais lors de la première course. Mais après une bonne course, il est normal que vous puissiez penser pouvoir atteindre le sommet, pas à pas. Avant, l’objectif était de rester dans le top cinq, puis maintenant, le top 3, mais cela dépend beaucoup des résultats et de ma vitesse lors des prochaines courses. Je pense nous somme ouverts pour nous battre pour toutes sortes de résultats. »

Vous avez été chez Ducati. Que leur diriez-vous concernant les négociations actuelles avec Dovizioso ?

« (Rires) rien, si possible ! Ce que nous avons vu dans le passé, c’est que les relations entre les pilotes et Ducati sont parfois difficiles. Quand j’étais là-bas, en 2011 et 2012, ce n’était pas facile ! Je pense donc que c’est pour cette raison qu’ils ne sont pas encore arrivés à signer le contrat, mais j’espère pour les deux parties qu’elles continueront ensemble car Dovi a toujours été fort avec la Ducati durant les dernières années. »

Il semble que Marc Márquez se soit blessé lors d’un accident domestique. Cela vous est également arrivé…

« Ah oui… Je pense que vous parlez de 2009, avant le premier test en Malaisie. J’étais à la maison mais je suis tombé sur une table en verre. La table a explosé et j’ai dû me faire mettre des points de suture sur le doigt et sous le pied. C’était très douloureux. À domicile, vous devez faire attention car c’est parfois dangereux (rires). »

On parle de votre frère Lucas Marini éventuellement chez Ducati l’année prochaine…

« Je ne sais pas très bien mais je pense qu’actuellement, l’important pour lui est de continuer à se battre pour le championnat en Moto2 et d’essayer de remporter des courses. Et j’espère qu’il pourra avoir de bonnes opportunités, qui pourraient être Ducati ou je ne sais pas quoi d’autres, pour l’année prochaine en MotoGP. »

Avez-vous un protocole en ce qui concerne le virus pour les entraînements de la VR46 Riders Academy ?

« Je pense que notre protocole est le même que pour tout le monde. Tout comme Fabio, nous sommes très inquiets de la situation après la nouvelle concernant Pérez. Il semble qu’il s’est rendu à Mexico pour rencontrer sa mère, et à Mexico la situation est mauvaise en ce qui concerne le Covid-19. À cause d’un petit manque de chance, il va manquer au minimum deux Grands Prix, donc nous devons faire attention. Sincèrement, je ne vois pas grand monde car je reste toujours à la maison. Je vois seulement ma petite amie et ma famille. Concernant nos garçons de l’académie, nous sommes toujours plus ou moins ensemble car nous nous entraînons ensemble. Mais quoi qu’il en soit, nous faisons des contrôles chaque semaine et la situation en Italie est bonne. Mais nous devons faire attention. »

Fabio a dit qu’il ne s’intéressait pas aux statistiques, mais vous approchez de votre 200e podium. Considérerez-vous cela sérieusement ?

« J‘ai un peu ri avec Fabio car je le comprends : normalement, vous commencez à vous intéresser aux statistiques quand vous vieillissez (rires). Quand vous êtes jeunes, d’habitude vous vous en fichez. Vous savez, je ne suis pas ici pour les 200 podiums. Je suis ici parce que j’aime courir en moto et j’aime le challenge d’essayer de rester au top. Donc, c’est seulement un nombre. Mais quand vous êtes plus vieux, vous commencez à regarder les nombres, et c’est bon : je suis fier ! Mais ce n’est pas la motivation principale pour moi, ni pour personne ici. »

Comment se passe le travail avec David Muñoz, votre chef mécanicien qui débute en MotoGP ?

« Je me sens très bien car il très différent. C’est un chef mécanicien très jeune, d’une bonne génération, en particulier en Espagne et il a progressé dans le team Pons qui a beaucoup d’expérience dans les réglages et les châssis. Mais à part ces capacités techniques, son approche est très calme, très optimiste, et à ce niveau, c’est très important pour un pilote de sentir cette sorte de soutien dans le box. »

Question réseaux sociaux : après le désastre des célébrations de vos pilotes à Jerez, envisagez-vous d’inviter Lando Norris pour apprendra à Celestino Vietti comment se servir d’une bouteille de champagne ?

« (Rires) merci beaucoup. À Jerez, nos pilotes ont fait un beau désastre après le drapeau à damier, car ils ont été capables de chuter ensemble en Moto2 en se félicitant (rires). Mais heureusement, ils vont bien. Pour Celestino, le problème est un peu plus grave car il a une mauvaise blessure à la main. Ils utilisent maintenant le style de Lando Norris pour frapper la bouteille (sur le sol). La semaine précédente, mon frère a fait pareil, mais sans casser la bouteille, mais je pense Celestino a sauté du podium et que c’était un peu trop (rires). La bouteille a explosé et il a genre 10 points de suture dans la main et a beaucoup souffert. Il souffrira encore ce week-end, mais comme vous dites, nous avons besoin de quelques conseils de la part de Lando qui ouvre toujours sa bouteille comme ça, mais sans la casser. »

 

Crédit photos : MotoGP.com



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