Parmi les hommes clés de la carrière de Valentino Rossi, on retrouve Carlo Pernat. Or l’Italien âgé de 70 ans s’est exprimé au micro du « Libero Quotidiano »,  entre autres sur la première partie de saison compliquée du « Dottore ».

Le pilote Yamaha connaît une passe difficile, liée, selon le manager génois, à son équipe.

Carlo Pernat: « Je l’ai lancé, ils m’ont dit que je l’avais fait parce que son père Graziano l’avait recommandé… Quels idiots….
Pour moi, le problème de sa crise est dans son équipe, pas parce qu’il a maintenant 40 ans, ni dans la moto Yamaha. Il doit avoir le courage de changer d’hommes, de choisir un nouveau chef technicien ».

Véritable pilier du paddock depuis plus de quatre décennies, Carlo Pernat dit toujours ce qu’il pense et assume parfaitement ce qu’il dit: « Mon caractère extraverti et mon manque total d’hypocrisie sont ma force ». On reviendra sur cet aspect de la personnalité transalpine, mais l’avis qu’il professe, nous l’avons déjà entendu récemment dans le paddock, à la suite entre autre de la modeste performance du Doctor au Sachsenring, alors que Maverick Viñales et Fabio Quartararo y ont bien davantage brillé, séance après séance.

Seraient visés, non pas bien sûr les expérimentés mécaniciens qui officient depuis des lustres sur la moto #46, mais, d’une part Silvano Galbusera qui ne contredit jamais son pilote, et encore davantage l’entourage direct de Valentino Rossi, sa véritable garde rapprochée, composée de 3 amis qui, peu à peu, ont pris en charge la stratégie du nonuple champion du monde.

C’est ainsi par exemple que la star italienne ne fait souvent plus qu’un seul tour chrono lors des qualifications, quitte à se faire piéger au dernier moment, comme ce fut le cas à Jerez et au Mugello, alors que, par exemple, Fabio Quartararo enchaîne les tours jusqu’à l’épuisement complet de son pneu arrière.

Dans le management du team, on s’empresse surtout de dire quelque chose qui pourrait contrarier le pilote (“nous devons travailler mieux ensemble”), et celui-ci a ré-accordé sa totale confiance à son équipe technique: « Depuis que je suis avec Galbusera, je n’ai certainement pas gagné autant de courses que lorsque j’étais jeune. Mais j’en ai gagné assez. On s’est battu ensemble pour un titre jusqu’à la dernière course et on a fini vice-champion du monde deux fois ensuite. Alors l’objectif est de continuer comme ça ».

Carlo Pernat, qui connaît très bien toutes les personnes concernées, dit simplement ce qu’il pense, et préconise des mesures drastiques, à l’image de celles qu’il a dû prendre quand il était Directeur sportif chez Aprilia: « En 1992, lorsque nous avons remporté le premier Championnat du Monde en Aprilia avec Gramigni, nous avons pris un gros risque. Alex s’est blessé contre une voiture avant le Mugello. Pour gagner ces 3 points qui étaient alors décisifs, nous avons choisi de l’opérer avec le Dr Costa à 5 jours du GP : A chaque fois qu’il devait monter ou descendre de la moto, les mécaniciens le portaient dans leurs bras. C’était mon premier titre mondial : Comme son premier amour, on ne l’oublie jamais ».

Il poursuit avec un autre avis sur Valentino Rossi: « Ils devront le sortir par les pieds, il a une putain de peur de partir ».

Là, il faut vraiment connaître le Docteur intimement pour pouvoir affirmer cela, et cela n’est évidement pas notre cas. Nous essaierons donc simplement de profiter de cette pause estivale pour faire expliciter davantage le truculent manager italien.

En attendant, retour sur le parcours de Carlo Pernat en vidéo:

 

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