En ce jeudi 29 avril 2021, Valentino Rossi a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Jerez – Ángel Nieto en prélude au Grand Prix d’Espagne.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote italien qui fait actuellement l’actualité depuis l’annonce de la création de son team en MotoGP.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Valentino Rossi sans la moindre mise en forme.


Valentino Rossi : « Bonjour les garçons ! Jerez est toujours un très bon circuit pour moi et j’y ai d’excellents souvenirs passés. L’année dernière, j’étais sur le podium donc nous devons essayer d’être forts et compétitifs pour faire un bon week-end. Cette année, nous y courons à la bonne période de la saison, fin avril, ce qui peut être mieux que l’année dernière où il faisait très très chaud. C’était difficile pour les pneus, pour les pilotes et pour tout le reste alors qu’actuellement les températures sont meilleures. Nous devons donc essayer de bien travailler dès demain pour être forts durant le weekend. »

Nous avons vu hier l’annonce de la création de votre team en MotoGP mais, selon certains spécialistes, Aramco aurait dit qu’ils n’étaient pas au courant…

« (Éclats de rire) Sincèrement, je ne suis pas au courant de ça, mais nous savons que nous avons un accord avec Aramco pour faire le team. À la VR46, toutes les personnes qui travaillent sont très heureuses car cela fait plus ou moins dix ans que nous travaillons beaucoup. Nous avons commencé avec la Moto3 dans le championnat italien et arriver à courir en MotoGP est pour nous excellent. Beaucoup de personnes sont impliquées dans le projet et je pense que c’est bien, mais sincèrement, je ne suis pas au courant que Aramco aurait dit qu’ils n’étaient pas au courant. »

Quelle est votre opinion sur Pedrosa Acosta est le fait qu’il soit un fan de Kevin Schwantz, au lieu de Márquez ou vous ?

« Il fait un début impressionnant car il mène le championnat après avoir fait deuxième, premier et premier. Son impact sur le championnat du monde Moto3 est donc excellent et il a déjà fait une course incroyable en gagnant après être parti de la pitlane. Je pense donc qu’il est très impressionnant pour tout le monde. Je suis également un fan de Kevin Schwantz mais c’est un choix vintage car il a arrêté les courses en 1994 alors que Pedro Acosta est né 10 ans plus tard (rires). Bien sûr, il a regardé quelques vieilles vidéos des 500cc. C’est un choix intéressant pour un jeune pilote. »

Il y a beaucoup de critiques sur les réseaux sociaux sur votre partenariat avec l’Arabie Saoudite à cause de la façon dont ils considèrent les droits humains. Quel est votre avis sur le sujet ?

« Vous savez, durant les dernières années, Aramco a soutenu beaucoup de sports différents, comme le football, et ils sont également très impliqués dans les sports mécaniques et soutiennent la Formule 1. Pour nous, c’est un partenaire important qui peut nous aider à faire le team en MotoGP. Après, pour le reste, nous verrons. Peut-être que nous pourrons faire quelque chose pour améliorer la situation, mais de notre point de vue notre relation est motivée de cette façon. »

Avez-vous personnellement parlé avec les Saoudiens ?

« Non, je n’ai pas parlé avec eux car avant tout, je suis pour le moment un pilote MotoGP et je suis donc concentré là-dessus. Bien sûr, je suis impliqué par les motos VR46, comme le sont cette année les Moto2 et la Ducati de Luca (Marini). Je pense nous avons fait quelque chose de bien, en partant de la Moto3 en championnat d’Italie, et nous avons également aidé beaucoup de pilotes arrivés en MotoGP. Je pense que nous avons fait des choses importantes pour ce mouvement. Mais sincèrement, je ne suis pas directement impliqué. Il y a beaucoup de personnes à la VR46 ce qui ont travaillé pour cet accord, et en ce qui concerne les Moto3, les Moto2 et le futur team MotoGP, je suis simplement le boss (rires) ! Mais non, je ne parle pas directement avec les sponsors, non. »

Mais vous êtes heureux de cet accord ?

« Oui ! Sincèrement, notre histoire a débuté pas à pas. Au début, nous voulions aider en particulier les jeunes pilotes italiens arrivés en championnat du monde. Après, nous avons commencé avec le team Moto3, ensemble avec SKY, et nous prenons du plaisir. Nous prenons beaucoup de plaisir à maintenir notre équipe car nous sommes des fans de sports mécaniques, des addicts aux sports mécaniques. Sincèrement, nous ne pensions pas au début au MotoGP, car le jeu change après la Moto2, déposa peu, nous avons eu cette chance, cette possibilité, et beaucoup de personnes ont travaillé à ce projet et finalement nous nous sommes dits ” pourquoi pas ? “. Je pense ce sera amusant, et ce sera également une bonne façon de rester dans ce monde quand j’aurai fini ma carrière de pilote. »

Avoir un team en MotoGP influencera-t-il votre décision de continuer ou non à courir ?

« En ce qui me concerne, d’un côté cela ne changera pas beaucoup car je déciderai durant cette saison, et comme je le dis toujours, cela dépendra des résultats. D’un autre côté, cela pourrait aider car j’aurais peut-être encore une place si je veux courir avec mon équipe (rires). Car bien sûr, si je suis le boss et que je veux courir, je peux garder une moto pour moi (rires). Mais on verra. »

Avec quels constructeurs discutez-vous pour votre équipe ?

« En ce qui concerne les motos, sincèrement, nous parlons avec tout le monde. Aprilia, Yamaha, Ducati, Suzuki. Je ne sais pas très bien pour le moment mais je pense que ce n’est pas encore décidé. »

S’en est suivi une très intéressante conversation en italien où de nombreux sujets ont été abordés, de ses (faibles) chances de rester chez Petronas en 2022, ce qui reste malgré tout sa priorité, mais aussi d’un possible futur parc d’attraction VR46 en Arabie Saoudite. Nous y reviendrons…



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