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Joan Mir

Les Suzuki étaient prometteuses au début de ce Grand Prix d’Espagne, mais, au fur et à mesure du déroule du meeting, elles sont comme rentrées dans le rang et Joan Mir en a payé le prix. Le tarif le plus élevé a néanmoins été appliqué à son équipier Alex Rins qui n’a cette fois rien pu faire pour rattraper ses mauvaises qualifications. La faute à quoi ? le Champion du Monde 2020 explique…

Joan Mir a réalisé une course régulière à Jerez mais a brossé un tableau sombre de la maniabilité de sa Suzuki lorsqu’elle se retrouve au cœur du peloton. Si le Champion du Monde 2020 a pu s’attribuer une solide sixième place sur la GSX-RR, il n’a pas vraiment pu se lancer dans la lutte pour la troisième place malgré le fait d’avoir gardé le groupe de Miller, Marc Márquez et Aleix Espargaró en vue pendant toute la course. Il explique : « c’était un peu décevant pour moi. Les températures étaient un peu plus élevées, donc je ne pouvais pas vraiment pousser. Les températures dans le pneu avant étaient extrêmement élevées ».

Un souci que l’on a aussi déjà entendu du côté de Yamaha : « on a déjà eu quelque chose de similaire en 2021 » rappelle également le Majorquin. « Mais si je suis dans le sillage des autres, ça empire. Je ne pouvais pas attaquer. C’est également le cas à haute température. Nous devons donc essayer de résoudre ce problème, il y aura beaucoup de courses chaudes. Cela a gâché notre week-end », regrette Joan Mir.

Moto GP | GP Jerez Race, Mir : "J'ai souffert de la température des pneus"

Joan Mir : « j’ai su immédiatement que si personne n’avait d’ennuis, je resterais là« 

Puis il mentionne : « les ailes, les dispositifs mécaniques, tout cela pousse la moto plus loin vers l’avant. Certaines équipes ont pu améliorer la moto avec. Mais nous n’avons pas trouvé de solution ». Il décrit ainsi son calvaire : « j’étais déjà dans ma position au tour 3 ou 4. J’ai su immédiatement que si personne n’avait d’ennuis, je resterais là. J’ai senti les problèmes avec le pneu avant à ce moment-là ».

« Les accélérations ont été bonnes, surtout à la sortie du dernier virage. Notre adhérence n’est pas fantastique, mais le gros problème était l’avant. Si nous améliorons un peu la maniabilité de l’avant, nous ferons un grand pas » termine-t-il, donnant ainsi une idée de ce qu’il aurait à travailler lors des tests de ce lundi sur le même tracé andalous… « Je pense que le pilote ne peut pas grand-chose, je pense que Suzuki doit trouver un moyen de moins faire chauffer le pneu. Demain ce sera important dans l’essai de comprendre pourquoi c’est décevant de finir une telle course avec un bon rythme ». On ne peut être plus clair.

Joan Mir: Dix points âprement disputés

Résultats du Grand Prix d’Espagne MotoGP à Jerez :

Crédit classement: MotoGP.com

 

 

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