Après trois Grands Prix disputés, Jorge Lorenzo se retrouve treizième au championnat avec douze malheureux points marqués. Ceci au guidon d’une Ducati d’usine qu’on lui avait promis aboutie, entendez par là que cette Desmosedici devait enfin être cette moto accessible à n’importe quel pilote. On en est loin et des comparaisons déprimantes avec Valentino Rossi commencent à fuser. Fâcheux, car elles sont synonymes d’échec. Por Fuera aurait préféré un parallèle avec Casey Stoner, mais les résultats actuels n’y incitent pas. Néanmoins, il répond sur les deux cas pour mieux préciser le sien.

Comme si les soucis techniques et d’adaptation ne suffisaient pas, voilà Jorge Lorenzo contraint à se battre en coulisse pour éviter que son expérience naissante avec Ducati soit déjà marquée dans les esprits du sceau de l’échec. Il faut dire qu’il y a eu des précédents. Et qu’une seule expérience a été couronnée de succès.

La déception a été vécue avec Valentino Rossi mais avant lui, Ducati avait connu le bonheur avec Stoner. Avant le Grand Prix d’Espagne du week-end prochain, la situation du Majorquin se rapproche plus de celle de son ancien équipier chez Yamaha que de celui qui devait l’aider dans le box et qui brille par son absence. Mais Lorenzo veut convaincre que ces raccourcis ne mènent nulle part si ce n’est dans une mauvaise direction.

Sur le cas du Doctor, il rappelle sur Sport Rider : « c’est une erreur de faire cette comparaison avec lui. En 2010, le MotoGP était composé seulement de quatre motos très fortes alors que le reste du plateau était à des années lumières. A cette époque, vous pouviez finir à 45s du vainqueur et vous retrouver cinquième ou sixième. Aujourd’hui, avec un tel écart, vous êtes à peine quinzième. La grille est plus compétitives, bien plus équilibrée. Il est vrai que la Ducati actuelle est meilleure que celle de Rossi à l’époque. Mais il y a bien plus de bonnes motos qu’avant ».

Une précision qui a son importance et qui développe celle déjà effectuée par Loris Capirossi. Reste que Ducati a aussi connu la réussite : « seul Casey Stoner a pour le moment réussi chez Ducati. Et en 2007, la moto n’était vraiment pas facile. L’avantage en puissance sur les Honda et les Yamaha n’était pas si flagrant. Mais il avait des Bridgestone, ce qui fait une différence avec les Michelin, notamment pour ce qui est de l’avant de la moto ».

Une précision intéressante dans un contexte où parler de l’ancien manufacturier unique et le comparer à l’actuel n’est pas ce qui est apprécié par les instances politiques et commerciales du MotoGP… Mais le quintuple titré poursuit : « en 2008 il a gagné quelques courses, en 2009 aussi comme en 2010, mais ce n’était plus la même chose qu’en 2007. Seul Stoner a régulièrement gagné avec Ducati et a été titré avec Ducati ».

Il termine sur lui-même : « c’est vrai que pour le moment on voit un Bautista qui s’est très bien adapté à la moto et Dovizioso plus rapide que moi, comme Petrucci, Redding et les autres d’ailleurs. Mais je suis convaincu que lorsque j’aurai eu le déclic mon  niveau sera supérieur à ces pilotes. Ceci dit, ça devrait déjà le cas puisque Ducati m’a recruté pour ça ».

« Je suis persuadé que lorsque j’aurai compris comment aller vite avec cette moto, comme j’ai réussi à le faire avec d’autres dans ma carrière, je pourrai être un ton au-dessus des autres ». Il n’y a plus qu’à attendre ce jour de la révélation.

 



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