Misano, jour d’entraînement… Pecco Bagnaia, Valentino Rossi, Marco Bezzecchi, Luca Marini, Franco Morbidelli : toute la VR46 Académie est réunie. Mais une information fait le tour des réseaux sociaux. Bagnaia, au guidon d’une Ducati Panigale V4S (35 000 €, pneus Michelin de série), a signé un chrono de 1’34″70. Soit 3,41 secondes plus lent que le meilleur tour MotoGP de Marc Marquez en 2025, mais seulement 4,5 secondes de la pole. Surtout, ce temps le positionnerait 8e sur la grille du Grand Prix de Saint-Marin 2007, derrière Casey Stoner (1’33″918). Une démonstration de la puissance des motos de série, et du talent de Bagnaia…
Le Championnat du Monde MotoGP marque une pause. Mais les pilotes ne s’arrêtent pas. La VR46 Académie s’est donné rendez-vous à Misano. Au programme : tours de piste, compétition amicale, et surtout, démonstration.
Pecco Bagnaia pilotait une Ducati Panigale V4S, une moto de série disponible chez les concessionnaires. 35 000 €, 214 ch, 172 kg. Des pneus Michelin « grand public », pas des gommes de course. Résultat : 1’34″70.
La pole position MotoGP à Misano est détenue par Marco Bezzecchi (1’30″134). L’écart : 4,5 secondes. Sur une moto avec rétroviseurs, clignotants et plaque d’immatriculation, Bagnaia n’est donc qu’à 4,5 secondes d’une MotoGP d’usine. Nicolò Bulega, leader du championnat WorldSBK, a signé la pole à Misano en 1’31″618. L’écart : 3 secondes. La Panigale de série est à 3 secondes d’une Superbike d’usine. Une marge ridicule, vu la différence de préparation.
Le Grand Prix de Saint-Marin 2007, sur le même circuit, avait vu Casey Stoner décrocher la pole en 1’33″918. Le temps de Bagnaia (1’34″70) le placerait 8e sur la grille.

Avec Pecco Bagnaia à Misano, une moto de série, 20 ans plus tard, battrait des prototypes de l’époque
Une preuve de l’évolution technologique. Le double champion du monde Ducati craignait aussi une blessure au poignet après sa chute en Catalogne. Ce chrono, réalisé en conditions privées, le rassure. Il est prêt pour le Mugello de ce week-end.
Pecco Bagnaia a réalisé un exploit. Sur une moto de route, avec des pneus de série, il a approché des chronos de Superbike et de MotoGP. Il a battu des records historiques. C’est une démonstration de son talent, et de la puissance des motos modernes.
Le Mugello, ce week-end, verra Bagnaia en piste. Sur une vraie MotoGP, cette fois. Il sera dangereux. Très dangereux. Les Italiens, en tribunes, attendent leur champion. Et Pecco, lui, est prêt. À vaincre sans peur, et sans pitié.
Avec cette performance, Bagnaia envoie un message clair à ses rivaux : la crise de confiance est derrière lui et son physique est intact.
Occupant actuellement la huitième place du classement général, l’Italien a un besoin vital de points pour combler son retard. Sa démonstration à Misano suggère qu’il n’est pas seulement rétabli, il est prêt à jouer la gagne sur ses terres.
La Panigale V4S est peut-être une moto de route, mais entre les mains d’un maître comme Bagnaia, elle devient un scalpel capable de découper l’histoire. La concurrence est prévenue : Pecco n’est pas juste de retour, il est en pleine possession de ses moyens.






























