MotoGP : Les freinages à Termas de Rio Hondo selon Brembo

par | 28 mars 2019

Brembo apporte un éclairage approfondi sur l’utilisation des systèmes de freinage de la catégorie reine sur le circuit Termas de Rio Hondo.

Après un spectaculaire début de championnat, le MotoGP s’envole pour l’Amérique du Sud pour le GP d’Argentine qui se déroulera du 29 au 31 mars sur l’Autódromo de Termas de Rio Hondo.

Situé dans la province de Santiago del Estero au nord de l’Argentine, le circuit a été conçu par l’italien Jarno Zaffelli. Les freins choisis par toutes les équipes et tous les pilotes de la catégorie premium sont également italiens, Brembo naturellement.

Chaque année, l’Autódromo de Termas de Rio Hondo accueille des dizaines de compétitions automobiles et lorsque les motos MotoGP atterrissent en Argentine, elles se retrouvent sur une piste très sale. Lors de la première séance d’essais libres de 2016, il y avait beaucoup de sable sur l’asphalte et les chronos ont été enregistrés en 1’43”-1’44”. Ces temps ont été réduits de plus de trois secondes moins de 24 heures plus tard, et encore d’une seconde au cours de la Q2.

Selon les techniciens de Brembo, l’Autódromo de Termas de Rio Hondo appartient à la catégorie des circuits qui présentent un niveau moyen de difficulté au freinage. Sur une échelle de 1 à 5, il a obtenu un 3 sur l’indice de difficulté, le même score accordé à neuf autres pistes dont Losail, qui a accueilli la première course de la saison.

La demande sur les freins pendant le Grand Prix

Les 14 courbes de la piste correspondent à huit points de freinage, dont trois dans le T4. Malgré ces ralentissements, le T4 reste le plus rapide des quatre secteurs intermédiaires du tracé.

Seuls Phillip Island, Spielberg et Buriram avec sept zones de freinage par tour, ont moins de zones de freinage que Termas de Rio Hondo.

A chaque tour, les pilotes freinent pendant environ 30 secondes, le même temps passé à freiner à Jerez, Mugello et Assen. Le temps total de freinage pendant tout le GP d’Argentine est de 12,5 minutes, soit 30% de la durée totale de la course.

La décélération moyenne par tour est de 1,2G et cette statistique serait plus élevée si le freinage rapide nécessaire dans la courbe 11 (de 202 km/h à 156 km/h), avec 0,9G, ne faisait pas baisser cette moyenne.

En additionnant toute la force appliquée par un pilote sur le levier de frein Brembo depuis la ligne de départ jusqu’au drapeau à damier, le résultat dépasse 750 Kg. Il n’y a qu’à Phillip Island où il y a moins d’effort physique requis de la part des pilotes. A Barcelone, Misano et Valence, en revanche, la charge totale sur le levier de frein, depuis la ligne de départ jusqu’au drapeau à damier, dépasse la tonne. Les motos MotoGP sont équipées de disques en carbone Brembo de 320 mm ou 340 mm tandis que les Superbike utilisent des disques en acier, donc même si la demande physique est faible en MotoGP, le GP d’Argentine exige plus de force des pilotes MotoGP que des pilotes Superbike.

Les sections de freinage les plus exigeantes

Sur les huit sections de freinage de l’Autódromo de Termas de Rio Hondo, seulement deux sont considérées comme très exigeantes en matière de freinage, quatre sont de difficulté moyenne et deux sont légères. La courbe 5 est la plus difficile car elle est précédée d’une ligne droite de 1.076 mètres où les motos MotoGP atteignent les 324 km/h.

Ce petit virage en épingle à cheveux oblige les pilotes à descendre à 81 km/h, à freiner pendant 6 secondes et à appliquer une charge d’environ 5,1 kg sur le levier du maître cylindre Brembo.

A ce moment précis, la pression du liquide de frein Brembo HTC 64T atteint 10,9 bars, tandis que les motos parcourent un peu plus de 297 mètres.

Le premier freinage après la ligne de départ mérite d’être mentionné en raison de sa longueur de 243 mètres : les motos MotoGP y passent de 277 km/h à 108 km/h, mais la décélération est de seulement 1,4G contre 1,5G au virage 5.

Troisième point important, le freinage au virage 7 : de 241 km/h à 93 km/h en 186 mètres avec un freinage de 4,3 secondes pour 1,2G de décélération et 4,5 kg de charge sur le levier.

Performance Brembo
La dernière fois qu’une moto 500cc/MotoGP sans freins Brembo a remporté le GP d’Argentine était en 1982. En 1987 à Buenos Aires, Eddie Lawson prend la première place avec la Yamaha du Team Agostini, qu’il avait confiée à Brembo Brakes un an auparavant.

Dans les années 1990, le GP d’Argentine a été remporté trois fois par la Honda de Mick Doohan, qui a bénéficié du maître-cylindre au pouce conçu et construit par les ingénieurs de Brembo après le terrible accident du pilote lors du GP des Pays-Bas 1992.

Les cinq éditions du GP d’Argentine disputées aux Termas de Rio Hondo ont également été remportées par des MotoGP équipées de freins Brembo : Deux victoires pour Marc Márquez, une pour Valentino Rossi, Cal Crutchlow et Maverick Viñales.

Ducati et Suzuki n’ont jamais gagné à Termas de Rio Hondo, ni Jorge Lorenzo.