pub

Marc Marquez

Marc Marquez loin de Honda, en 2024 mais avec Gresini Ducati. Les rumeurs sont-elles devenues des certitudes ? L’annonce est attendue d’ici 2-3 semaines.

Par Paolo Gozzi de Corsedimoto

Le MotoGP démarre ses moteurs à Misano au même moment que ce qui pourrait être un tournant sensationnel : Marc Marquez quitte Honda, un an plus tôt, et a déjà signé avec l’équipe Gresini pour disputer le Championnat du Monde 2024 avec Ducati. La rumeur circule depuis des jours, avec toujours plus d’insistance. Jeudi soir, des sources hautement accréditées et très proches des opérations ont confirmé l’accord. Il y aurait aussi déjà le pronostic de l’annonce : « une question d’une ou deux courses ». Cela signifierait d’ici deux à trois semaines, étant donné que le MotoGP courra en Inde le 24 septembre et le dimanche suivant au Japon. Annoncer le divorce anticipé d’avec Honda directement à Motegi, le circuit local, serait une défaite sensationnelle pour le HRC. Nous utilisons le point d’interrogation et le conditionnel car dans le rythme effréné des négociations de marché, rien n’est acquis jusqu’à l’annonce officielle.

En renonçant à la dernière des quatre années de son contrat avec Honda HRC, Marc Marquez renonce à 25 millions d’euros bruts, dont la moitié est à la charge du fisc espagnol. L’accord princier pourrait laisser penser que l’octuple champion du monde attendrait l’échéance naturelle, soit la fin du championnat 2024, pour empocher l’argent et planifier l’année suivante avec KTM ou Ducati. Mais les pilotes ont l’esprit… de pilote, surtout les champions. Marc Marquez veut gagner à nouveau et à 30 ans, il n’a plus tout ce temps. De toute évidence, il est convaincu que Honda est dans une telle crise que l’année prochaine se déroulerait également comme ça : un calvaire. Il décide donc de renoncer à une partie importante de son salaire et de rejoindre son frère Alex dans l’équipe Gresini.

Marc Márquez, MotoGP

Le test de lundi à Misano donnera la réponse si Honda ne donne rien à tester à Marc Marquez

Ce n’est pas la première fois qu’un pilote abandonne une montagne d’argent. Fin 2007, Marco Melandri a mis fin à son contrat de deux ans avec Ducati, renonçant à un accord d’une valeur de plusieurs millions d’euros. L’année suivante, il se contente de courir avec Hayate, une équipe satellite de Kawasaki, sans aucune ambition, mais plus serein. Le cas le plus sensationnel de l’histoire est Casey Stoner en 2012, il a dit au revoir à Honda et au MotoGP, à seulement 27 ans. Une sortie anticipée en renonçant à un renouvellement de deux ans d’une valeur de 30 millions d’euros.

Chez Gresini, Marc Marquez aurait une D16 qui n’est pas aussi actualisé que les officielless fournies à l’équipe interne (Bagnaia et Bastianini) et à Pramac (Martin et sans doute Morbidelli, mais cela n’a pas encore été annoncé). « J’ai poussé mon frère à quitter Honda et à rejoindre une équipe Gresini qui, avec Bastianini l’année dernière, a démontré qu’elle pouvait viser le succès », a déclaré Marc Marquez aux journalistes à Misano jeudi après-midi. Il ne parlait pas seulement d’Alex, mais aussi de lui-même. L’arrivée d’un talent de cette envergure n’est pas entre les mains de Ducati, car elle est vouée à bouleverser les hiérarchies et les relations avec les pilotes et les équipes satellites garanties par contrat. Mais la marque italienne a finalement dû céder. « L’équipe Gresini, comme nos autres équipes, a la liberté de choisir ses pilotes » a souligné Paolo Ciabatti. Remettre Marc Marquez, le pilote le plus médiatisé de cette époque, sur une moto de compétition était la priorité numéro un de Dorna, le promoteur du MotoGP. Ce qui semblait si difficile à réaliser est peut-être déjà arrivé.

Toute cette histoire est très évocatrice, mais il y a déjà un problème à venir. Le MotoGP reste lundi à Misano pour une journée d’essais officiels. Dans les plans de Honda, Marc Marquez devrait essayer l’évolution 2024, voire une moto et un châssis complètement différents de la RC213V qu’il utilise actuellement. Si le passage à Ducati se réalise, il est évident que les Japonais changeront de stratégie, en évitant de confier les innovations arrivant du département course entre les mains de Márquez. Il existe un cas très récent : lors des essais Superbike fin août, Kawasaki n’a pas laissé Jonathan Rea tester les innovations techniques pour l’année prochaine, étant donné que le pilote phare avait déjà passé un accord avec Yamaha. Misano va vivre un week-end très intrigant…

Tous les articles sur les Pilotes : Marc Marquez

Tous les articles sur les Teams : Gresini MotoGP, Repsol Honda Team