Ce week-end, la Formule 1 est première de cordée dans le lancement d’un Championnat du Monde majeur sur piste. Ce sera en Autriche, patrie de KTM sur le tracé au nom cher à la firme de Mattighofen qu’est le Red Bull Ring. Ensuite, ce sera au tour du MotoGP d’ouvrir sa saison à Jerez. Entre les deux mondes, une passerelle existe qui a été franchie par certains personnels. C’est le cas de Massimo Rivola, venu notamment de Ferrari pour devenir responsable chez Aprilia. Depuis 2018, il est en fonction à Noale, ce qui lui permet d’avoir un premier recul au sujet des deux paddocks. Et voici ce qu’il en dit…

Lorsque Massimo Rivola est arrivé en MotoGP, il a commencé par ne pas être trop dépaysé. C’était en effet l’époque où certains constructeurs s’étaient ligués contre Ducati qui avait mis un déflecteur sur son bras oscillant. Une bataille réglementaire s’est alors engagée, jusqu’à devenir juridique. Des mœurs bien connues en Formule 1, mais qui étaient assez inédites en MotoGP.

Puis tout est rentré plus ou moins dans l’ordre. Après deux ans, que pense Massimo Rivola des Grands Prix moto ? Figurez-vous que du bord du stand, il s’ennuierait presque… « Si je dois être sincère, ce qui me manque le plus c’est l’adrénaline sur le muret, surtout pendant les courses les moins ennuyeuses, par exemple celles où il pleut ou bien celles où il y a une grosse bagarre, et où notre travail peut contribuer à réaliser la performance », explique-t-il à Motorsport.com.

« En MotoGP, on se ronge les ongles et on encourage »

« En MotoGP, on se ronge les ongles et on encourage. Il n’y a qu’en cas de pluie qu’il faut être prêt pour le changement de moto, mais tout est très différent de ce point de vue-là. Ce qui me manque, c’est cette tension, même si c’est quelque chose que je ne faisais plus depuis déjà quelques années, depuis que j’avais pris la direction de la Ferrari Driver Academy ».

Pour autant, Massimo Rivola ne reviendrait pas en arrière. Car le MotoGP a tout de même quelque chose que la Formule 1 a perdu… « Le MotoGP me plaît beaucoup car c’est un très beau milieu. En tout cas, je ne renie rien de mes années en Formule 1, je suis content de l’expérience que j’ai eue chez Minardi et Toro Rosso. Je pense d’ailleurs qu’une équipe comme Minardi manque aujourd’hui à la F1. Cependant, permettez-moi de dire que le MotoGP est plus humain ». Pourvu que ça dure…



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