Après une bonne première saison en MotoGP et trois jours de tests à Sepang qui lançaient l’année 2018, le sourire est de mise au sein d’une usine KTM certaine de son projet RC16. En Malaisie, Pol Espargaró a lourdement chuté. Mais avant son accident, il a montré qu’il était une seconde plus vite qu’il y a un an au même endroit. L’équipier Bradley Smith a de son côté gagné huit dixièmes. Et le troisième larron Mika Kallio ? Lui, il fait redescendre tout le monde sur terre !

KTM peut compter sur un bon pilote d’essais de 34 ans en mesure d’en remontrer aux pilotes titulaires dans une compétition officielle pour peu qu’il y soit invité. En 2018, on le verra dans six meetings, ce qui n’est pas anodin dans un calendrier à 19 courses. Il était du voyage de Sepang qui marquait la rentrée du MotoGP après la trêve hivernale et il a évalué la dernière mouture de la RC16. Conclusion : il y a encore du boulot !

Il commente sur Speedweek : « Nous sommes pratiquement à 1.5 seconde des meilleurs et c’est encore beaucoup trop. La nouvelle moto n’est pas encore au niveau de celle de la fin 2017. Il nous faut travailler lors des prochains tests. Nous savons où nous devons nous améliorer ».

Voilà un discours qui détonne de l’ambiance euphorique qui est de mise dans le stand orange. Mais le Finlandais n’est pas du genre à s’enflammer. D’autant plus qu’à Sepang, il a chuté à deux occasions, sans savoir vraiment pourquoi… : « La première chute a eu lieu dans le vitrage 1, la seconde dans la dernière courbe. J’ai perdu l’avant lors des deux occasions qui sont des freinages appuyés. Cela peut arriver, mais je n’ai pas vraiment compris ce qui s’est passé, il faut analyser ça ».

Il précise : « nous cherchons toujours une moto plus facile à piloter, qui tourne mieux et c’était notre plus gros problème en 2017. On travaille là-dessus. Le nouveau châssis a des avantages, la direction prise est bonne et la moto est moins physique à piloter. Mais il nous manque encore quelque chose. Progresser dans un secteur peur créer des désavantages dans un autre. Il nous faut trouver des compromis ».

Il termine : « pour moi, la différence avec les autres constructeurs est évidente, mais je ne veux pas entrer dans les détails. Même si on est sur la bonne voie, nous sommes encore trop loin. Il faut que l’on progresse ».

Prochaine étape en Thaïlande, dès le 16 février sur l’inconnu tracé de Buriram.



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