Paolo Simoncelli a accepté d’ouvrir son cœur pour évoquer la mémoire de son fils Marco, tragiquement disparu en 2011 lors du Grand Prix de Malaisie. Créateur de la structure Sic58 Squadra Corse pour honorer l’héritage de sa légende, le patron d’écurie transalpin est revenu avec une pudeur rare sur le parcours du deuil et l’importance d’avoir offert une vie comblée à son enfant. Entre la mémoire vive partagée avec Valentino Rossi et la clarification bienveillante d’une récente sortie médiatique au sujet de Pecco Bagnaia, le patriarche livre une leçon de vie empreinte d’humanité et de dignité.
L’absence de regrets et la naissance de la Sic58 Squadra Corse
Revenant sur le séisme familial provoqué par la perte de son fils et sur la fondation de son écurie, Paolo Simoncelli explique comment le clan a réussi à tenir debout face à l’inconcevable. « Détourner le regard serait la chose la plus facile à faire, et je pense que c’est ce qui se passe dans 95 % des cas. C’est une douleur immense ; cela bouleverse votre vie du jour au lendemain, cela vous déstabilise complètement. Je dois dire que la présence de Martina, la sœur de Marco, nous a beaucoup aidés. Et puis, surtout, ce qui nous a tant aidés, ma femme et moi, c’est de savoir que nous avons fait le bon choix. Autrement dit, nous n’avons aucun regret. Nous avons fait tout ce qu’il fallait pour rendre Marco heureux. Marco était heureux quand il est mort, car il faisait ce qu’il désirait plus que tout », confie-t-il avec une émotion contenue pour FanPage.
Le lien indéfectible et les rêves partagés entre Marco Simoncelli et Valentino Rossi
Le patron d’écurie a également évoqué la relation fraternelle qui unissait son fils à « The Doctor », profondément marqué par la tragédie de Sepang. « Marco et Vale ont toujours eu une relation formidable. À La Cava, dans le restaurant, ils se sont beaucoup amusés et Marco a énormément appris pendant cette période. Marco le considérait comme un ami, il l’aimait beaucoup. Bien sûr, ce qui s’est passé et la manière dont cela s’est passé ont été difficiles pour lui aussi, car la vie est étrange. Des coïncidences incroyables. De temps en temps, on se parle, on se voit, on se prend dans les bras, il me dit qu’il rêve de lui de temps en temps. Ça m’arrive aussi, c’est normal », raconte le dirigeant transalpin, scellant le souvenir impérissable du numéro 58 au sein de la grande famille de Tavullia.
La mise au point pleine d’affection envers Pecco Bagnaia
Enfin, Paolo Simoncelli a tenu à éteindre définitivement l’incendie médiatique né de ses récentes déclarations à l’égard de Pecco Bagnaia, à qui il avait conseillé de se taire dans un moment de tension. « Je ne voulais rien dire contre Bagnaia, j’adore Pecco. J’ai exprimé mon opinion, mais pas pour créer de polémique. Il y a des moments, comme je l’ai vécu avec Marco aussi, des moments difficiles où il vaut peut-être mieux se taire et faire comme si de rien n’était, s’en moquer. C’est ce que je voulais dire, pas d’autres choses que certains auraient pu inventer. Je n’avais pas l’intention de dire du mal de lui », rectifie-t-il avec bienveillance, soucieux de protéger le champion italien de la pression inutile.
Pensez-vous que le travail accompli par Paolo Simoncelli avec la Sic58 Squadra Corse soit le plus beau des hommages à la mémoire de Marco ? Dites-le-nous en commentaires !





