MotoGP Portugal J1, Débriefing Johann Zarco (Ducati/8) : « Déjà s’il ne la joue pas cool ici, à mon avis, à Jerez, ça va être fort (rires) », etc. (Intégralité)

par | 16 avril 2021

En ce vendredi 16 avril 2021, Johann Zarco a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Portimão au terme de la première journée du Grand Prix du Portugal.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Johann Zarco sans la moindre mise en forme, même si les premières réponses sont traduites de l’anglais (vouvoiement).


Johann Zarco : « La journée a été intéressante. Vraiment, c’est bien de revenir en Europe et d’avoir une séance le matin et une séance l’après-midi. Les conditions étaient un peu délicates ce matin avec quelques patchs, et cet après-midi il aurait pu aussi pleuvoir mais nous avons eu de bonnes conditions pour travailler. Nous avons donc pu travailler un peu plus sur les pneus et comprendre le feeling sur la moto. Je suis plutôt heureux d’être avec le bon groupe. Pour le moment, je n’ai pas pu faire beaucoup mieux car je ne suis pas très relâché sur la moto et je sens que nous avons quelques étapes à trouver pour que je sois à l’aise et alors être en mesure de soutenir un bon rythme avec les gars de tête. Par-dessus tout, Pecco (Bagnaia) a fait un très bon travail ce matin, et ce qui est parfait, c’est que je peux avoir ses datas pour comprendre et essayer de faire pareil que lui aux endroits où je perds du temps. Donc continuons à travailler, restons concentrés, et nous verrons bien demain : S’il pleut le matin, ce sera globalement bien car nous économiserons de l’énergie pour l’après-midi, et si les conditions sont bonnes je pense qu’il faudra alors descendre en petit 39 pour être dans les 10 premiers et passer directement Q2. »

Dans quel domaine n’êtes-vous pas complètement à l’aise sur ce circuit ?

« Je pense que notre problème principal, pour moi sur la moto, se situe vraiment en milieu de virage quand nous sommes sur l’angle maximum. Je manque alors de stabilité et la moto peut devenir assez nerveuse. En sortie de virage, il faut que je contienne la moto car il me manque quelque chose en milieu de virage. C’est le point, et c’est pourquoi je sais que dans ce genre de domaine, même si je progresse bien avec mon style, je ne peux pas tout faire. Je pense que nous allons trouver quelque chose car j’ai déjà un meilleur feeling comparé à l’année dernière : Je peux essayer plus de choses sur la moto avec mon pilotage et donner des informations claires à l’équipe. »

Vous avez utilisé un pneu tendre pendant une bonne partie de la FP2. Pensez-vous que ce dernier puisse faire toute la course ?

« Non, il fonctionne mieux comme un pneu de qualification (rires). C’est un pneu tendre qui offre beaucoup d’adhérence durant les deux premiers tours, mais même avec cette adhérence, je ne suis pas en mesure de bien l’utiliser. Puis il se dégrade pas mal. Je pense donc que pour la course le pneu sera le même que l’année dernière, celui qui maintenant s’appelle le médium. Ce sera le pneu de course. Ce circuit est très exigeant pour les pneus, et dès que nous voulons un peu plus d’adhérence grâce au pneu, nous obtenons du graining. Nous devons l’accepter et utiliser le dur. »

J’ai besoin d’une clarification au sujet de ce que vous avez dit hier en conférence de presse, quelque chose comme quoi vous ne vouliez pas essayer quoi que ce soit d’autre…

« Non, je ne me souviens pas d’avoir dit quelque chose comme ça. Quand j’ai parlé d’essayer des choses, c’était pour dire que je n’avais pas la moindre pression supplémentaire à cause du fait que je menais le championnat. Et Ducati ne me demande pas d’essayer plus de choses que ce qui est planifié. Voilà ce que je voulais dire. »

Que s’est-il passé avec le feu sur votre moto en fin de séance ? Est-ce à cause de la proximité de l’échappement et du carénage ?

« Techniquement, je ne sais pas vraiment, mais c’est vrai que même quand on s’arrête c’est très chaud et nous devons faire attention. Mais j’ai connu un autre petit problème avec l’échappement à la fin de la séance, et c’est peut-être pourquoi j’ai eu le feu quand j’ai ralenti pour les essais de départ. Je pense donc que c’est la combinaison de ces deux choses qui ont produit une grosse chaleur. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être simplement parce que nous avons 300 chevaux et que nous avons très vite, ça chauffe (rires). Non, non, c’est peut-être le petit problème que nous avons eu en fin de séance qui qui a créé facilement ce feu. »

Était-ce la première fois que vous montiez sur une double selle de Ducati ?

« Malheureusement, ce n’était pas une double selle ! Et ce n’est pas très confortable ! Heureusement, j’ai pu m’asseoir et Jack était sur le réservoir car je pense qu’il est impossible de rester à l’arrière de la moto sans risquer de casser quelque chose. J’étais sur la selle et il était sur le réservoir. Si nous avions pu mettre nos pieds tous les deux sur les repose-pieds, je pense que nous aurions pu tous les deux faire toucher nos genoux par terre, mais nous n’avons pas eu le temps d’organiser cela. »

Le circuit est très différent du Qatar et tu n’es pas si mal : Tu t’attendais à ça ou à plus compliqué ?

« Non, je m’attendais à peu près à ça, peut-être même un peu mieux. Là, je vois que je suis moins à l’aise que ce que je pensais, mais c’est là le challenge et ça me plaît ! Et comme je dis, même quand tu as des difficultés, il y a toujours un gars sur une Ducati qui démarre, et là c’est Bagnaia qui est au-dessus du lot, vraiment ! Ça, ça m’intéresse beaucoup, comme quoi c’est beaucoup dans la tête et ça me motive. Si je développe les bonnes cases dans la tête, et si on règle la moto pour que ça aille mieux en feeling, la moto à un niveau de podiums sur quasi tous les circuits. »

Qu’as-tu pensé de la première journée de Marc Márquez ?

« Et bien, c’est fort ! Le peu que j’ai vu déjà ce matin, quand j’étais dans le box ou quand je rentrais et que lui était encore sur la piste, tu sens qu’il n’a rien perdu de son aisance. C’est beau à voir ! Et apparemment, le bras tient correctement. Tu vois qu’il n’est pas huit fois champion pour rien : Il a une adaptation et une aisance sur la moto immédiates, et ça, c’est beau à voir ! Clairement, il est mieux que ce que moi j’imaginais. Je pensais qu’il allait la jouer plus cool ici pour revenir fort à Jerez, et donc déjà s’il ne la joue pas cool ici, à mon avis à Jerez ça va être fort (rires). »

Classement de la FP2 du Grand Prix du Portugal MotoGP à Portimão :

Crédit classement: MotoGP.com

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