Chez Ducati, en Styrie, entre Johann Zarco son pilote satellite et ses deux pensionnaires à l’usine, il faudra peut-être trancher le nœud gordien. Entendez par là qu’au sortir des deux batailles autrichiennes, un favori devra être désigné pour avoir tout l’appui nécessaire de l’armée rouge en vue d’aller jouer le titre face au seul fer de lance Yamaha Fabio Quartararo. Le double Champion du Monde de Moto2 trentenaire jouera évidemment sa carte et en cette veillée d’armes d’une rentrée qui s’annonce explosive, il avance prudemment ses pions…

Johann Zarco, par sa régularité et son expérience, est considéré pour beaucoup, et aussi en Italie, comme la meilleure chance de Ducati au championnat face à Fabio Quartararo. Mais il y a un souci de casting : c’est un pilote Pramac. Or, il serait plutôt politiquement correct que le favori d’un constructeur évolue au sein même de l’équipe usine. A Borgo Panigale on ne nie pas qu’il y a un sujet mais, pour le moment, on reste sur la ligne sportive en affirmant que le meilleur des trois ouailles en GP21 gagnera.

Cependant, face à un adversaire du calibre de Fabio Quartararo, il faudra sans doute, à un moment, travailler en équipe. Car l’officiel Yamaha a changé d’une saison à l’autre. Et cela n’a pas échappé à son compatriote qui le suit au championnat avec 34 points de retard à la mi-saison : « il pilote parfaitement et il a la moto en main. Il ne perd pas de temps à trop réfléchir. Je pense qu’il a appris sa leçon de la fin de l’année dernière, et ayant connu ces sentiments, il pousse fort pour éviter les doutes ».

Johann Zarco

Johann Zarco maintient un subtil équilibre

Le rival est redoutable. Mais Zarco dit sur motosprint : « je suis dans la meilleure position pour combattre Fabio et étant français comme lui, j’aurai peut-être une motivation supplémentaire pour le battre ». Marquerait-il ainsi son terrain dans le clan Ducati ? Ce pas en avant décelé, il en fait deux en arrière… « Mais je ne me considère pas comme le meilleur de Ducati. Avec Jack Miller et Pecco Bagnaia nous sommes au même niveau et je vois qu’un bon travail est fait dans l’environnement Ducati, même parmi nous ».

On évite donc le frontal et on laissera les événements définir le scénario. Il n’est pas encore temps de sortir du bois. D’autant plus que… « La confiance de Ducati a encore augmenté cette année et cela me rend heureux. Je la ressens beaucoup depuis l’année dernière. J’étais dans le Team Avintia qui, avec tout le respect que je lui dois, était un peu plus bas, mais grâce aux résultats, l’équipe et moi avons gagné plus de respect de la part de tout le paddock ». Jusque-là, tout va bien. Mais à l’heure du décompte final, il n’en restera toujours qu’un.

Johann Zarco Quartararo Qatar

 



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