Joan Mir, avec Suzuki, s’est présenté ce samedi matin sur un tracé de Losail balayé par le vent, ce qui promet une dure journée de test au Qatar. Une révélation des nouvelles couleurs sur le lieu de travail qui ne s’est pas faite sans quelques difficultés, et notamment quand KTM a fait chauffer ses moteurs lors des interviews, les perturbant pour le moins… La marque autrichienne a réussi le tour de force de se faire citer lors de la cérémonie du levé de rideau Suzuki… Mais qu’importe, ces GSXR-RR, il faudra aller les chercher encore une fois cette année …

A un membre près qui a décidé de tenter une nouvelle aventure, en l’occurrence Davide Brivio, l’équipe Suzuki engagée en MotoGP s’est présentée avec les mêmes effectifs qu’en 2020, année où son pilote Joan Mir a décroché le titre mondial. Une saison tellement positive que les GSX-RR ont gardé leurs peintures de guerre de l’an passé, qui célébraient le 100e anniversaire de l’existence de la marque et le 60e de son implication en Grand Prix. A ceci près que l’on voit arriver un logo Monster, même discrètement : « cela lui donne un aspect un peu plus agressif », sourit Mir au sujet de sa moto toujours frappée d’un 36… Mais qui arbore tout de même malicieusement un 1.

Le logo « M1R » a en effet trouvé une petite place sur sa moto et a été placé bien en vue sur la combinaison en cuir. Joan Mir est le dixième pilote à célébrer un titre moto en championnat du monde avec Suzuki. Un statut qu’il faut maintenant non seulement assumer, mais aussi défendre face à des adversaires aguerris, à commencer par son propre équipier ainsi défini par le Majorquin : « nous sommes confrontés à un beau défi qui est celui de défendre le titre. La moto est belle, l’équipe est forte et j’ai aussi un super coéquipier ». Alex Rins a apprécié.

Joan Mir attend la concurrence de pied ferme

Joan Mir poursuit ainsi sur le site de l’équipe : « cette nouvelle saison semble être une saison passionnante avec beaucoup de concurrents rapides. Malgré ma victoire l’année dernière, je ne me considère pas comme le favori, car je crois qu’il reste beaucoup de travail à faire et de grands résultats à obtenir. Néanmoins, je suis arrivé en 2021 comme “l’homme à battre”, et il est certain qu’il y a une certaine pression autour de cela ».

« Honnêtement, cela ne me dérange pas. Je vois cela comme une chose positive parce que la pression m’a toujours donné un coup de pouce supplémentaire plutôt que de me retenir. Une fois de plus, la saison va être étrange avec cette pandémie de Covid et toutes les restrictions de voyage, mais j’espère que les choses iront de mieux en mieux, non seulement pour nous, la famille MotoGP, mais aussi pour tous nos fans à travers le monde ».

Il termine : « j’ai quitté ma GSX-RR l’année dernière avec de très bonnes sensations, les limitations du développement ont empêché de grandes améliorations, mais je suis sûr que le département R&D de Suzuki et nos ingénieurs et mécaniciens de piste ont trouvé des moyens de s’améliorer ». Le gel technique n’est pas un handicap lorsque l’on a déjà une excellente base. C’est le cas de Suzuki qui, au passage, est la seule équipe à aligner le même duo de pilote, ce qui est encore un gage de stabilité et d’efficacité …



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