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On ne vous apprendra rien en vous disant que le team MotoGP Tech3 d’Hervé Poncharal et Guy Coulon est en train d’écrire une page capitale de son histoire, mais, en tant qu’observateurs privilégiés, ne pas la raconter serait ne pas accorder l’importance que mérite cet évènement majeur pour la plus grande équipe française de compétition moto.

Alors placer le curseur au juste milieu entre confidentialité et information ne sera à coup sûr pas facile, mais tout au long de l’hiver, et peut-être même après, nous vivrons et tenterons de vous faire vivre cette transition qui bouleverse le panorama du MotoGP hexagonal.

Nous nous en faisons un devoir en tant que média, mais surtout en tant que passionnés qui avons toujours reçu un accueil incroyable de la part de toute l’équipe Tech3, à quelque niveau que ce soit.

Alors, pour ne pas citer les dizaines de prénoms que nous devons remercier, disons simplement « Un Immense Merci Tech3 ! » et lançons-nous dans cette narration, sans savoir vraiment par quel bout commencer, puisque nous avons eu la chance de partager l’histoire de Tech3 durant la dernière décennie…

Après l’émouvante célébration du samedi soir, nous avons pu recueillir les propos d’Hervé Poncharal dimanche dans son bureau, avant qu’il ne se prépare pour ses dernières épreuves du week-end, la grille MotoGP et la cérémonie officielle qui clôt la saison 2025.


🎤 Hervé Poncharal, normalement vous êtes venu à Valence pour votre dernier Grand Prix en tant que Team Owner, et évidemment, vous n’avez pas pu ne pas y penser avant. De plus, il s’agit d’une période de transition pour le Team Tech3, donc il y a un aspect à la fois émotionnel, affectif et business, on va appeler ça comme ça, qui fait qu’on vous a vu jeudi très très stressé. Honnêtement, on ne vous avait jamais vu comme ça ! Comment vous avez abordé ce week-end, et qu’elles en ont été les étapes jusqu’à aujourd’hui, dimanche ? 

Hervé Poncharal : “Ben jeudi, j’étais effectivement très stressé, parce que c’est clair que je savais qu’il y avait pas mal de choses à faire, d’interviews, de rencontres, avec tous les gens qui ont fait ma vie. Je savais aussi qu’à partir de jeudi, ça allait être le début du compte à rebours jusqu’au drapeau à damier de la course MotoGP. Jeudi soir, je savais par indiscrétion, je n’aurais pas dû mais je le savais quand même, que la Dorna et surtout le Boss qui est mon ami et mon frère comme il dit, Carmelo Ezpeleta, avait organisé une petite sauterie et j’avais peur d’être submergé par l’émotion. 
J’avais peur de ne pas être à la hauteur, mais je ne voulais pas non plus trop en faire. Les adieux, c’est toujours comme toutes les choses dans la vie : quand c’est trop, trop long, c’est trop ! Et moi, je n’aime pas les choses qui sont trop. J’aime bien être dans le juste milieu. Et oui, j’avais beaucoup d’appréhension, beaucoup de stress. 
J’ai même un certain ami à moi, qui s’appelle Marc Seriau, qui m’a pris la tension, et je peux vous dire sans rien vous cacher que j’ai toujours eu une tension normale, quasiment depuis que je suis né, et là, j’ai vu des chiffres qui m’ont fait paniquer, comme quoi le mental influe sur le physique. Donc bravo pour avoir remarqué que je n’étais pas dans mon état normal et que je n’étais pas bien. 
Je n’étais pas bien parce que j’avais envie de partager tous ces moments-là. J’avais envie de voir tous ces gens, de tous leur dire merci, d’écouter ce qu’ils avaient à me dire, de les prendre dans mes bras et de leur dire merci. Mais d’un autre côté, j’avais aussi envie d’appuyer sur un bouton pour être lundi et pour être loin de là. Parce que ces émotions, c’est beau, mais c’est aussi dur à vivre, dur à supporter. Et on n’aime jamais les fins.” 

🎤 Comment s’est passée cette réunion officielle, avec tous les pontes de Dorna, de l’IRTA, les team managers et vos anciens pilotes ? C’était émouvant, j’imagine… 

“Oui, c’était super émouvant parce que, effectivement, en dehors de Carmelo, on vient d’en parler, il y avait aussi son fils Carlos. Il y avait tous les tous les gens du top management de la Dorna qui ont été mes amis, avec qui j’ai travaillé. Il y avait tous les gens de l’IRTA, il y avait toute mon équipe Moto3, toute mon équipe Moto GP bien entendu, mais il y avait aussi beaucoup de pilotes, anciens ou actuels, et ça, ça m’a beaucoup touché. 
Ce qui m’a vraiment touché, c’est qu’il y avait Olivier Jacque au milieu de beaucoup de pilotes. Et à un moment donné, le soir avant de partir, je lui dis “bon, on se voit demain”. Il me dit “non, je suis venu seulement pour toi”. Il était venu avec sa son épouse alors qu’ils vivent à Barcelone. Ils sont venus de Barcelone pour cette petite soirée, enfin, cette petite organisation de célébration, on va dire qui a duré 1h30 maximum ! Et ça m’a vraiment touché parce que oui, on a vécu des choses fabuleuses avec Olivier, mais Barcelone-Valence, ça fait minimum 3 heures de route, 6 heures pour se faire la bise et écouter mon speech qui n’allait pas non plus révolutionner la planète, donc c’était vraiment touchant!
Mais voilà, il y avait aussi Dovizioso qui est venu, Fabio qui est passé, il y avait Augusto Fernandez, il y avait Johann, il y avait mes pilotes actuels, Bastianini, Vinales, mais il y avait aussi Jack Miller qui est passé. Enfin, je ne vais pas tous les citer parce que je vais en oublier, c’est certain. Mais c’était vraiment touchant parce que je ne m’y attendais pas. C’est vrai, avec les pilotes, on a eu quand même des relations fortes, et les voir tous là, tous réunis, toutes ces générations, d’Olivier Jacque à Dovizioso, qui sont plutôt la vieille génération, jusqu’aux pilotes actuels Moto3 ou Daniel Holgado qui était avec nous l’année dernière et qui est maintenant montée en Moto2, c’était très beau, et le fait de voir tous ces pilotes avec qui j’ai partagé des moments forts, vraiment, c’était très, très émouvant. Et il y avait aussi tous les teams managers des équipes indépendantes qui étaient là, les Lucio Cecchinello, les Davide Brivio, les Pablo Nieto, les Nadia Padovani, les Carlo Merlini, qui étaient là aussi. Enfin, il y en avait beaucoup et c’était un très joli moment. En plus, ça s’est fait de manière assez discrète, sans flonflon. Moi, je ne suis pas trop dans le bling bling, et j’ai beaucoup apprécié.” 

A suivre demain…

 

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