Maverick Viñales revient progressivement à la compétition après une blessure à l’épaule gauche qui empoisonne sa carrière depuis le Grand Prix d’Allemagne 2025. L’Espagnol a même envisagé de consulter l’équipe médicale de Marc Marquez avant de privilégier un traitement par plasma riche en plaquettes. Une décision importante pour un pilote de 31 ans qui tente de retrouver ses capacités physiques au moment même où son avenir en MotoGP demeure incertain.
Tout commence au Sachsenring, lors des qualifications du Grand Prix d’Allemagne 2025. Viñales chute en début de Q2 et retombe violemment sur son épaule gauche. Le diagnostic révèle une fracture du tubercule majeur de l’humérus, accompagnée de lésions ligamentaires et d’un conflit sous-acromial.
Malgré une intervention chirurgicale, les difficultés persistent. En mars 2026, une nouvelle opération devient nécessaire pour retirer des vis qui s’étaient desserrées. Des examens complémentaires révèlent ensuite une petite déchirure du muscle infra-épineux, tandis que la stabilité de l’articulation reste imparfaite.
Au total, Viñales manque 15 Grands Prix, une absence considérable dans une période décisive pour sa carrière.
L’équipe médicale de Marquez envisagée
Face à ces complications, le pilote Tech3 étudie différentes possibilités. Parmi elles figure un changement d’équipe médicale. Viñales envisage notamment de consulter le docteur Samuel Antuña et les spécialistes de l’hôpital Ruber Internacional de Madrid.
Une équipe qui connaît particulièrement bien les blessures complexes de l’épaule puisqu’elle est intervenue auprès de Marc Marquez. L’Espagnol avait notamment subi une opération de l’épaule droite en octobre 2025, suivie d’une autre intervention en mai 2026.
Mais Viñales choisit finalement de conserver son équipe médicale, dirigée par le docteur Giuseppe Porcellini, et d’explorer une autre approche thérapeutique.

Viñales : « Je ne me sens pas limité »
Plutôt que de subir une nouvelle intervention, Viñales privilégie un traitement par plasma riche en plaquettes, ou PRP. Cette technique consiste à utiliser des composants du sang du patient, concentrés en plaquettes, dans l’objectif de favoriser certains processus de réparation tissulaire. Son efficacité dépend toutefois de la nature de la lésion et ne peut être considérée comme garantie.
Pour Viñales, les sensations semblent désormais encourageantes. « Pour l’instant, je ne me sens pas limité. Je le ressens beaucoup lorsqu’il pleut, mais je vais de mieux en mieux chaque jour. » Des propos rapportés par l’édition espagnole de Motorsport.com.
Il précise également : « Je n’ai pas changé de médecin car, ces derniers mois, grâce à un autre traitement, mon état s’est nettement amélioré. » Une amélioration subjective importante, même si elle ne signifie pas nécessairement une guérison complète.
Une guérison qui conditionne son avenir
Le retour de Viñales à Motegi, après quatre manches d’absence, représente une première étape. Mais son problème dépasse désormais la seule saison 2026. KTM ne lui a pas confirmé de guidon pour 2027, tandis que les places disponibles sur la grille MotoGP se sont considérablement raréfiées.
La possibilité d’un poste de pilote d’essai Ducati a été évoquée, sans accord confirmé. Viñales a cependant rappelé que sa priorité absolue restait de courir en MotoGP. Dans ce contexte, une nouvelle opération entraînant plusieurs mois d’indisponibilité aurait pu compromettre davantage ses perspectives.
Le choix du traitement conservateur prend donc une dimension sportive autant que médicale, sans que l’on puisse affirmer qu’il ait été motivé uniquement par son avenir contractuel.
Viñales se retrouve ainsi devant un défi inhabituel. Il ne lui suffit plus de convaincre une équipe qu’il possède encore la vitesse nécessaire pour gagner. Il doit également démontrer que son corps peut supporter durablement les exigences du MotoGP.
À 31 ans, Maverick Viñales ne cherche pas seulement à revenir à son meilleur niveau. Il tente de préserver la possibilité même de poursuivre sa carrière au sommet.









