A l’occasion de la dernière course de Valentino Rossi à Valence, Jean-Michel Bayle a pris la plume pour écrire ce qu’il pensait de la carrière de l’icone du MotoGP.

A priori, rien de personnel mais plutôt l’analyse d’un très long parcours de 26 ans dans la même discipline qui ne s’inscrit pas vraiment dans la philosophie du pilote français.

Point n’est question de dire qui a tort et qui a raison, chacun voyant évidemment midi à sa porte, mais simplement de prendre connaissance de la pensée de celui a tâté à la fois de la terre et du bitume…

Jean-Michel Bayle :

« J’ai été un peu discret sur la dernière course de Valentino Rossi.
Mais même si j’ai un immense RESPECT pour son ÉNORME palmarès, ce genre de carrière ne me fait pas forcement rêver et je vais vous dire pourquoi.
J’aime l’aventure, la découverte, l’exploration car pour moi, je dis bien pour MOI, c’est le sens de la vie, ce comportement est je pense inscrit dans ADN de l’être humain.
Alors j’ai du mal a m’exalter devant le 5eme, 6eme, 7eme ou 9eme titre remporté par un sportif, même si l’exploit reste énorme.
Pour moi, la vie est une aventure et rien n’est plus beau que la découverte de nouveaux horizons, de nouvelles sensations, c’est un mode de fonctionnement.
Alors rester dans son environnement, le dominer, l’écraser est un mode de fonctionnement très différent qui ressemble plus au comportement d’un chef que d’un aventurier.
Vouloir rester et dominer son environnement sportif demande de la stratégie, de la réflexion, de la politique et de l’influence, et je trouve que cela enlève de la magie.
Alors bien sûr les images étaient belles, même si une victoire ou un podium aurait été bien mieux pour terminer cette incroyable carrière, mais à trop vouloir faire durer on se retrouve face à l’impermanence des choses.
Mais je suis certain que ce n’est pas fini, que Valentino trouvera encore le moyen de rouler sur une MotoGP et peut-être même de participer à un Grand-Prix pour se donner la chance d’aller chercher ce 200eme podium…. Il va bien sur continuer à influencer ce monde d’une autre manière car c’est difficile de changer.
Je vous laisse avec cette phrase, “Ouvrir les portes qui se présentent devant soi est chose facile, fermer les portes derrière soi demande bien plus d’effort et de courage”.
C’était aussi ce weekend la dernière course de Danilo Petrucci, cela est passé beaucoup plus inaperçu, mais par contre je vais suivre avec intérêt son futur qui, je suis certain, va être très intéressant.

PS : Ne voyez pas dans ce post une quelconque frustration, je suis très heureux et satisfait de ma vie, je voulais vous faire partager ma réflexion personnelle sur cette dernière course du Dieu « Rossi » que je respecte énormément. »



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