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Valentino Rossi a eu l’occasion de participer entre 2005 et 2009, alors qu’il courait pour Yamaha en MotoGP, à plusieurs séances de tests en F1, au volant d’une Ferrari, sur proposition de Luca de Montezemolo, qui au printemps 1993, a engagé Jean Todt au poste de Directeur de la gestion sportive. Le 27 mai 2004, di Montezemola était élu à la présidence de la Confindustria, le patronat italien, poste qu’il occupait jusqu’en 2008. Son intérêt était d’avoir au sein de la Scuderia Ferrari un pilote aussi populaire que Rossi.

« Les jours de tests, il arrivait en piste en short, t-shirt et tongs, et c’était quelqu’un de tout à fait normal. Mais quand il devait devenir efficace, il se transformait », souligne Luigi Mazzola, son ancien ingénieur « et, même par rapport à Prost, Schumacher et d’autres grands pilotes, il devenait un professionnel capable d’entraîner toute l’équipe et de fournir une quantité incroyable d’indications avec une précision étonnante pour un débutant en monoplace. »

« Je ne me souviens pas exactement du nombre de tests que nous avons fait avec lui, mais au moins sept, c’est certain, déclare-t-il. La toute première fois que Valentino est entré en piste, il a fait une dizaine de tours pour atteindre d’incroyables chronos sur la fin. Michael Schumacher était avec moi à la télémétrie et je me souviens l’avoir vu presque ébahi. »

Cet épisode appartient désormais à l’Histoire. « Il y a eu un moment où je penchais plus pour aller là-bas que pour rester ici », admettait encore récemment Valentino Rossi, assurant ne pas regretter d’avoir fait le choix de rester fidèle à la moto, lui qui entame à bientôt 39 ans sa 23e saison mondiale. « C’est très bien ainsi. En F1, j’aurais peut-être réussi à être un bon pilote, mais je n’aurais jamais réussi à atteindre ces niveaux-là. »

« Valentino était très, très proche de devenir pilote en Formule 1, avance ainsi Graziano Rossi, son père, dans la presse italienne. La seule chose comparable au MotoGP, c’est la F1. Toutes les autres disciplines auraient fait figure de pas en arrière. Mais il ne l’a finalement pas fait par amour pour la moto. »

« S’il veut encore poursuivre sa carrière après la MotoGP en Rallye, par exemple, ou en voitures de tourisme, ou encore autre chose que la Formule 1, il le pourra. Mais il ne le fera qu’après avoir réussi sa mission : devenir le meilleur en dépassant le record de 122 victoires de Giacomo Agostini. »

Source partielle : marca.com

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