Nous aurions pu passer cette série de vidéos dès le premier épisode, mais nous avons pensé que beaucoup d’entre vous auraient décroché avant ce qui intéresse sans doute le plus grand nombre.

Mais en prenant comme point d’entrée les circonstances extraordinaires qui ont entouré la naissance de la fameuse Yamaha R1, nous espérons que, comme nous, vous vous délecterez des propos d’Éric de Seynes et aurez envie d’en savoir plus sur son histoire complètement atypique en visionnant les épisodes précédents.

L’actuel Directeur de Yamaha Europe fait partie de cette poignée de personnages qui ont véritablement apporté la moto en France dans les années 80. Ces trois heures de vidéos sont constituées d’un récit alliant une précision historique à des dizaines d’anecdotes toutes plus croustillantes les unes que les autres illustrées par une foultitude d’images inédites.

On ne vous en dit pas plus et, si vous avez du temps devant vous, comme c’est sans doute le cas aujourd’hui, préparez-vous à passer un excellent et long moment devant l’écran avec le passionnant et passionné Eric de Seynes qui nous conte son parcours incroyable influencé par les Jean-Claude Olivier, Jarno Saarinen, Olivier Chevallier, Alain Chevallier, Patrick Pons, Barry Sheene, Jack Findlay, Christian Le Liard et d’une infinité d’autres, le tout non seulement en Grands Prix mais aussi en Formule 1, au Paris-Dakar, à la Seita, chez Mobil et bien sûr Yamaha !

Bref, de sa petite société de production d’images embarquées à la direction de Yamaha Europe, une trajectoire qui ne doit finalement rien au hasard, mise en lumière par le travail remarquable de Francis Boutet (Bike70) sur des images de Jean-Claude Jacq, avec un narrateur exceptionnel.


Retour en arrière sous la plume de Francis Boutet…

Eric de Seynes : 1ere partie : son enfance et la découverte du monde des 2 roues.

Aujourd’hui nous allons commencer l’interview d’un homme passionné et passionnant, Eric de Seynes. En effet le Directeur de Yamaha Motor Europe, malgré un emploi du temps chargé, nous a ouvert les portes de sa propriété normande pour nous confier, pendant plus de trois heures, ses souvenirs de motard. Sans langue de bois, il nous parle de son enfance, de sa famille, de sa passion naissante pour la moto, de ses débuts en compétition, de ses participations au Paris Dakar, de sa rencontre avec Jean Claude Olivier, de Yamaha etc … Si comme nous, vous aimez les personnages qui ont la moto dans le sang, ne ratez pas cet interview … car Eric est vraiment le digne héritier d’un autre Grand Monsieur de la moto … Monsieur JCO.

Interview et montage : Francis Boutet. Cadreur : Jean Claude Jacq.

 


Eric de Seynes : 2e partie : Le début de la passion de la compétition. 

Dans cet épisode, Eric de Seynes nous parle de sa passion de la compétition moto qui a débutée avec Jarno Saarinen. Après le décès du « finlandais volant », Eric reporte son admiration sur Olivier Chevallier et ensuite sur Patrick Pons. Il adhère au Patrick Pons Fans Club et espionne son idole quand il prend son café Avenue de la Grande Armée avec Olivier Chevallier. Il admire également d’autres pilotes, comme Barry Sheene, Jack Findlay. Bien entendu, l’envie de piloter a poussé Eric vers les circuits. Il commence par le « guidon Shell » et continue par le « Challenge Honda ». En parallèle Eric fait des « petits boulots » pour se payer son premier 2 roues, un Peugeot 103, ensuite ce sera une 100 Kawasaki avec laquelle il fera de longs voyages à travers la France.
Interview et montage : Francis Boutet. Cadreur : Jean Claude Jacq.
Avec : Jarno Saarinen, Olivier Chevallier, Patrick Pons, Jack Findlay, Philippe Monneret
Vidéos : Cheval de Fer, Duke Vidéos, Honda France Photos : François Beau, François Pacou


Eric de Seynes (3e partie) : Les rallyes africains, l’école ACO, le Bol d’or …

Après son expérience en vitesse, Éric décide de participer au Rallye de Tunisie, après une première bonne expérience, il  s’aligne au départ du Paris Dakar, d’abord en moto et ensuite en voiture pour faire l’assistance de l’un de ses amis. Ce sera ensuite l’armée et la démobilisation anticipée pour cause de paternité … Retour également sur les Bol d’Or de 1971 à 1978 et tous ces pilotes disparus …

Avec Jacques Verlay, Christine Martin, Dominique Rochette, Jean Claude Olivier, Bruno Bonhuil, Pat Evans, Jean Paul Boinet, Patrick Pons, Olivier Chevallier, André Luc Appietto, Christian Léon, Michel Rougerie, François Charliat, Hervé Poncharal.


Eric de Seynes (4e partie) : Un travail dans la moto ou rien !

Eric doit se lancer dans le monde du travail, il fera tout pour toujours être dans ce milieu qu’il adore, la moto. Après avoir lancé différents projets dans son école de commerce, il intègre la société « Chrono Organisation », une agence de relation presse qui s’occupe notamment de la Coupe Yamaha Gauloises, du Team Sonauto. Mais pas de chance il n’y a pas de place pour Eric, mais il s’occupe des relations presse de « Skoal Bandit » qui sponsorise une équipe en championnat du monde d’endurance et en formule 1. Ensuite il monte sa première entreprise, « Sport Action » dont le but est de monter des caméras embarquées sur des voitures et moto de course. C’est à cette époque qu’il rencontre Alain Chevallier, avec qui il va collaborer. Il découvre le monde des médias où l’argent est omniprésent ne laissant aucune chance à la petite entreprise d’Eric. Parallèlement, Il monte ensuite son team d’endurance avec 2 motos, l’une confiée à Le Liard, Espié et Guilleux, l’autre pilotée par Boinet, Basselin, Fernandez et Roy. Le team obtient une belle 4e place aux 24H du Mans et une 6e place aux 8H de Suzuka (1er team privé).

Interview et montage : Francis Boutet. Cadreur : Jean Claude Jacq.

Avec Alain Chevallier, Olivier Chevallier, Didier de Radiguès, Dominique Méliand, Hervé Moineau, Thierry Espiè, Randy Mamola, Bernard Ansiau, Christian Sarron, Carlos Lavado, Christian Le Liard, Jean Paul Boinet, Jean Basselin, Gilbert Roy, Hervé Guilleux, Jacques Cornu

http://www.bike70.com/deseynes.html


Eric de Seynes (5e partie) : la route vers Yamaha …

Après le dépôt de bilan de « Sport Action », Eric trouve un travail chez le pétrolier Mobil. Sa passion va l’amener tout naturellement à développer une gamme moto et à convaincre son patron de contractualiser un accord avec Yamaha. Eric va rencontre Jean Claude Olivier qui accepte cette collaboration avec le pétrolier américain. En 1989, Eric quitte Mobil et reçoit une offre de BMW, mais avant de signer avec la marque Bavaroise, Eric recontacte Jean Claude Olivier qui l’aide à rentrer à la SEITA afin de remplacer Michel Gastaldi. Ce poste lui permet d’aller sur tous les Grands Prix motos et Formule 1, mais ne fumant pas, Eric a du mal a se reconnaitre dans les valeurs défendus par le cigarettier français. Lors d’un voyage à Suzuka, dans l’avion, il échange avec Jean Claude Olivier qui est très peiné du décès de son Directeur Marketing, Didier Poitevin. De retour en France, Jean Claude Olivier convoque Eric … il rejoindra Yamaha en juin 1990.

Interview et montage : Francis Boutet. Cadreur : Jean Claude Jacq.
Avec : Jean Claude Olivier

http://www.bike70.com/deseynes.html


Eric de Seynes (6e partie) : Yamaha … première

Eric de Seynes rejoint Yamaha Sonauto en juin 1990. Il apprend à connaitre Jean Claude Olivier et leur relation se construit sur un respect mutuel et une grande complémentarité. En 1991, la victoire au Dakar de Stéphane Peterhansel est une très belle surprise. Cette même année, Yamaha devient le numéro 1 du marché en Europe grâce aux immatriculations de 1990. Cette année 1991 sera chargée, car il faut également préparer l’intégration de Yamaha Motor France pour 1992 et en compétition préparer l’après « tabac » …
En plus du marketing, Jean Claude Olivier confie à Eric le « Product planning », qui est chargé avec le Japon et les autres entités Yamaha Europe de préparer les nouveaux modèles. Cette responsabilité permet à Eric de se rendre une fois par an au Japon essayer les nouveaux modèles sur le circuit de Fukuroï.
En 1994, en plus de ses fonctions « marketing », Eric reprend le commercial et devient « Directeur des ventes et du marketing ». Il travaille alors avec le réseau des concessionnaires.
En 1996, Eric travaille avec Jean Claude Olivier sur l’équivalence 125, qui va permettre à un processeur du permis auto de pouvoir conduire une moto de 125cc. Cette réforme va permettre à Yamaha d’exploser ses ventes.
Eric travaille également sur l e projet d’une nouvelle machine qui va devenir mythique … la R1. Il nous confie des anecdotes croustillantes …

Interview et mpontage : Francis Boutet. Cadreur Jean Claude Jacq.
BIKE 70 – FFM

Avec Stéphane Peterhansel, Thierry Magnaldi, Alain Chevallier, Jasmine Chevallier, Jean Claude Olivier


Eric de Seynes (7e partie) : Yamaha 1ere et fin … Option Presse, Moto Tour …

Eric nous raconte avec de nombreuses anecdotes l’arrivée de modèles phares de l’époque (Virago 125, la TW 125…). C’est d’ailleurs lors de l’essai de la TW 125 sur le circuit de Fukuroï qu’il chute lourdement. Eric presse Jean Claude Olivier de lui proposer un nouveau poste, mais ce dernier n’est pas prêt de laisser son fauteuil qu’il promet à Eric depuis de nombreux mois. Après une première lettre de démission déchirée, Eric se décide à partir le cœur gros de chez Yamaha. Se refusant d’aller travailler pour un concurrent, malgré les nombreuses propositions, il rachète une entreprise, Option Presse et lance le Moto Tour et le Paris Tunning Show .. pourtant il reste en très bons termes avec Jean Claude Olivier et les deux hommes continuent de se voir …

Avec Jean Claude Olivier, Marc Fontan
Interview et montage Francis Boutet. Cadreur Jean Claude Jacq. BIKE 70 – FFM


 Eric de Seynes (8e partie) : Yamaha for ever

Eric revient chez Yamaha en 2009. C’est avec émotion et humilité qu’il prend la place de Jean Claude Olivier à la tête de Yamaha Motor France. Il va s’employer à mettre en place de nouveaux produits, à continuer à aider le sport moto sous toutes ses formes (vitesse, tout terrai n, Paris Dakar, endurance …). Avec l’aide de la FFM il lance la Coupe Yamaha 125 et aide un petit jeune qui promet, Johan Zarco. Il doit ensuite s’attaquer à la restructuration du groupe et du réseau. Devant ses bons résultats, le groupe Yamaha, lui confie de nouvelles missions qui le conduisent à être aujourd’hui Président de Yamaha Motor Europe.

Voilà ce film touche à sa fin, pourtant nous vous avons préparé un épisode supplémentaire, un bonus qui vous fera découvrir en exclusivité une partie des « motos souvenirs » d’Eric.

Avec jean Claude olivier , Jacques Bolle, Johan Zarco, Laurent Fellon, Christophe Guyot, François Ribeiro

Interview et montage Francis Boutet. Cadreur Jean Claude Jacq. BIKE 70 – FFM


Eric de Seynes (9e et dernière partie)

Nous voilà arrivé au terme de notre feuilleton, avec la visite exclusive de l’endroit magique où sont entreposées  une partie des « motos souvenirs »  d’Eric.  Vous allez découvrir des motos unique comme cette 50cc de 1969 qui n’a jamais courue à cause du changement de règlementation. Une 125 championne du monde avec Kent Anderson.  Les motos de Jarno Saarinen (250 et 350). Une moto de Christian Bourgeois. La fameuse 250 de Christian Sarron. Les motos de Carlos Lavado. La 250 Chevallier avec laquelle Jean François Baldé a remporté le GP d’Afrique du Sud. Deux motos du GMT 94 et pour finir des motos du Paris Dakar.

Nous espérons que vous avez pris du plaisir à visionner cette interview.  De mon coté j’ai passé un moment de partage formidable avec Eric de Seynes, car au delà de l’interview, nous avons beaucoup échangé et Eric m’a régulièrement alimenté en photos et vidéos pour que cette série de vidéos soit la plus réaliste possible. C’est également une formidable aventure humaine, car derrière le patron et l’homme d’affaire j’ai découvert un motard passionné et un homme attachant avec des valeurs rares de nos jours.

Merci également à mon complice Jean Claude Jacq qui était derrière la caméra et à mon épouse qui a supporté mes longues heures de travail …
Si ce genre de vidéos vous plaît faites nous le savoir par vos partages, vos réactions et vos commentaires, car nous avons beaucoup de projets en tête et vos encouragements nous aident moralement à en faire plus et matériellement pour trouver des ressources financières pour continuer notre « devoir de mémoire » … J’en profite pour remercier la FFM (Jacques Bolle et Pierre Bonneville) pour leur aide financière et leur soutien indéfectible au « devoir de mémoire ».

Francis BIKE70 – FFM

Bike70

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