Avec la sixième place en Aragón, Corentin a amélioré son meilleur résultat de la saison qui était la septième position à Phillip Island. Il l’a fait ce dimanche en Espagne de façon d’autant plus spectaculaire qu’il a terminé avec 0.2 s d’avance sur Lucas Mahias et 0.3 s sur Hikari Okubo, les deux pilotes des Kawasaki semi-officielles du Puccetti Racing.

Perolari est donc sixième ex-aequo au classement provisoire du Championnat du Monde, alors que c’est à Assen que nous avons rendez-vous ce week-end pour la quatrième course de la saison.

Corentin, quand tu t’es classé neuvième le premier jour en Aragon à 1.3 s du leader Raffaele de Rosa et à 1.2 s du deuxième, ton coéquipier Jules Cluzel, as-tu été inquiet de l’écart ?

« Non, parce qu’au troisième secteur, j’étais en avance. J’ai ensuite roulé sur un endroit sale de la piste et j’ai glissé un peu de l’avant, mais j’avais confiance en mon rythme parce que depuis le début du week-end je travaillais tout seul. J’avais la vitesse et c’était positif. J’ai vraiment progressé sur mon rythme de course ».

A l’issue des essais libres, étais-tu content de ton évolution qui te valait la huitième place, mais désormais seulement à 0.9 s du leader Thomas  Gradinger ?

« Oui, j’ai bien roulé et on a bien travaillé sur la moto. En fait, bosser seul en piste est important parce que ça me permet vraiment d’améliorer mes chronos sans personne, ça m’aide à savoir où je progresse et où je suis moins bon. Ça me permet de travailler de manière efficace ».

« Avec une roue devant moi, je ne sais pas vraiment où me situer parce que tout le monde arrive à faire un tour vite en suivant un autre pilote ».

Tu te classais ensuite huitième de la Superpole à 0.8 s toujours de Gradinger, ce qui était ta meilleure qualification de l’année. Cette place en troisième ligne te donnait-elle confiance pour la course ?

« Oui vraiment, parce que lors des deux courses précédentes, les qualifs ce n’était pas trop ça. J’étais un peu loin. Démarrer dans les huit premiers, vus les départs que je fais, c’est top. Mais ce week-end au départ j’ai été prudent. J’ai été vraiment prudent parce que je savais que le premier virage à gauche en Aragón est très serré. Les deux Kawa m’ont alors doublé et ça m’a fait perdre le fil de la course ».

En course, tu es passé de la 8e  à la 6e place au deuxième tour, puis à la 9e au 9e tour. Tu es remonté ensuite 6e au 13e tour (sur 16) pour terminer juste devant les deux Kawasaki de Lucas Mahias et Hikari Okubo. Ça a beaucoup chahuté, en particulier avec Mahias et Okubo ?

« Oui, surtout avec Mahias. Ensuite, Mahias et Okubo se sont fait deux dépassements un peu chauds. Puis Lucas et moi, on n’a fait que se doubler, et c’est ça aussi qui en début de course m’a fait perdre l’aspi des premiers. A force de se doubler, on a perdu du temps ».

« Après j’ai essayé de remonter sur Jules (Cluzel) qui n’était pas loin devant moi, mais le peu qui manquait ne permettait pas de prendre l’aspiration  dans la ligne droite et c’était alors compliqué.

« Mais ça a été franchement une belle course. En compagnie de Lucas on s’est bien bagarrés. C’était vraiment top. Avec Lucas on s’est ensuite serrés la main. »

Comment se présente la course d’Assen ce week-end ?

« Je pense qu’elle ne se présente plutôt pas mal. Je ne connais pas le circuit en 600, mais j’y avais roulé en 2014 en Red Bull Rookies Cup. Donc on va dire que « je sais où ça tourne ».

« Et ce samedi, 13 avril, est le jour de mon anniversaire, donc j’espère que ça va bien se passer. »

C’est ce qu’on te souhaite, et d’avance bon anniversaire !

Photos © GMT94 Yamaha, Mateusz Jagielski motorsport photographer

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