C’est un Valentino Rossi réaliste mais pas encore résigné qui a quitté le tracé de Buriram qu’il a limé trois jours durant avec une Yamaha en souffrance. Celle-ci est officielle car la M1 de Tech3 semblait épargner de tous les maux avec dessus un Zarco défiant, seul, les Honda d’usine. Une situation qui exaspère l’équipier du Doctor Maverick Viñales. Elle ne réjouit pas pour autant l’homme de Tavullia au cuir plus dur. Mais au final, l’expertise est identique : les Yamaha d’usine ne sont pas prêtes.

Une situation compliquée que le nonuple titré expose ainsi : « comprendre ce qui nous arrive est difficile car tout est flou. Parfois, j’ai de bonnes sensations avec la moto, puis d’autres fois non. C’est très difficile de développer la moto. Nous rencontrons un souci, puis, deux heures après, il disparaît et les jours s’enchaînent de cette façon. Quoi qu’il en soit, j’étais plus heureux de la moto après les tests de Sepang. En Thaïlande on rencontre plus de soucis. On a plus travaillé. On pensait avoir fait un pas en avant et notamment sur l’électronique cet hiver. Mais ce n‘est pas le cas. Direction à présent les essais au Qatar où se déroulera aussi le premier Grand Prix. Nous verrons où nous en serons là-bas ».

Mais Vale ne s’attend pas à des miracles : « notre châssis est assez proche de celui de 2016. La différence réside dans la répartition des masses. Je suis plus à l’aise avec ce châssis car il me permet d’être plus rapide dans les virages et je sens mieux le pneu avant. Mais il y a du travail à faire, et notamment en matière d’accélération ».

Et puis il y a encore et toujours ce pneu arrière… « on a toujours le même problème avec lui. Tout tourne autour de ça. On peut monter une gomme plus tendre et on ira plus vite mais elle s’usera prématurément car elle chauffera trop. Alors il faut monter des pneus plus durs et on tiendra la distance mais en étant plus lent. Qu’importe si on change ou pas la moto à partir du moment où on a toujours ce problème de pneu arrière ».

« Peu ou prou, nous sommes dans la même situation qu’en 2017 ». Et pour la concurrence ? « La seule usine qui s’est montrée forte tant à Sepang qu’à Buriram est Honda. Avec les trois pilotes Márquez, Pedrosa et Crutchlow. Ducati a seulement bien marché à Sepang. Lorenzo était à l’aise là-bas et il a souffert en Thaïlande. On verra ce qui arrivera au Qatar ».

Pas un mot sur Zarco de la part de Rossi qui a cependant une pensée pour Viñales… « Il est faux de dire que j’impose mes choix techniques dans le développement de la Yamaha. Si Maverick veut utiliser d’autres choses, il peut le faire. On a fait la même chose l’an passé. On échange sur le châssis et l’électronique. Mais on en revient toujours au pneu arrière ».

Au chrono cumulé des trois jours, Valentino Rossi pointe douzième à 0.730 secondes de Pedrosa, à 0.644 secondes de Zarco et à 0.237 secondes d’un Viñales qui a en revanche perdu beaucoup de sa vélocité lors de la seule journée de dimanche…

Classement de la journée: 

Classement combiné des 3 jours:



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