Alvaro Bautista s’apprête ce week-end à accomplir sa troisième saison dans un WSBK qui lancera ses hostilités de l’année du côté d’Aragon. Ancien du MotoGP, l’Espagnol que Honda a choisi pour développer son projet dans la catégorie, le débauchant ainsi de Ducati qui lui avait donné la chance de faire rebondir sa carrière, peut faire des comparaisons entre les deux mondes de la vitesse moto. Et c’est intéressant…

Alvaro Bautista aurait pu devenir Champion du Monde WSBK lorsqu’en 2019, il a lancé l’aventure de la Panigale V4R dans la discipline. Mais il a faibli alors qu’il avait tout en main, ce qu’il ne faut jamais faire devant un Jonathan Rea taulier de la catégorie avec sa Kawasaki. Malgré ses 16 victoires, celui qui venait du MotoGP a dû baisser pavillon, allant même jusqu’à quitter la marque qui lui avait offert cette opportunité pour épouser la cause de Honda.

En 2021, Bautista attaque sa deuxième année de contrat avec le blason ailé. Le point commun entre ses deux employeurs ? Ils sont aussi impliqués en MotoGP. Une catégorie qui n’est jamais loin lorsque l’on parle de WSBK. L’équipier de Leon Haslam dit ainsi : « jusqu’en 2019, le championnat du monde Superbike était pratiquement fait avec des machines de série », a noté le pilote de 36 ans. « Ensuite, il y a eu un pas en avant, maintenant nous sommes quelque part entre une moto de production normale et une machine MotoGP ».

Une approche que l’on doit à Ducati, jamais avare en innovations et que Honda tente de suivre. Mais on peut aussi réussir sans faire en même temps du MotoGP. Ainsi, BMW et Kawasaki ont également de nouveaux modèles homologués pour 2021. Les deux ont des ailerons sur le carénage et les moteurs tournent à des régimes nettement plus haut que ceux du modèle précédent.

La Ducati Panigale V4R sera autorisée à prendre un maximum de 16.100 tr / min en début de saison en Aragon, ce week-end. La Honda 15.600. Chez BMW, la nouvelle M aura droit à 15.500 et la dernière-née de Kawasaki sera à 14.600.

Bautista

Bautista : « le Superbike aujourd’hui, c’est comme le MotoGP il y a quatre ans »

« Techniquement, il n’y a jamais d’arrêt », a déclaré Bautista dans une interview accordée à Speedweek. « Le Superbike aujourd’hui, c’est comme le MotoGP il y a quatre ans, ça va dans le même sens. Ducati, Honda et Yamaha ont l’avantage dans le championnat du monde Superbike d’avoir le MotoGP comme référence. Il est plus facile pour ces constructeurs de se développer dans le sens du MotoGP. Les développements en MotoGP coûtent très cher, on ne peut pas faire ça avec des superbikes. Mais vous pouvez suivre la direction. C’est pourquoi dans quatre ans, nous verrons des super-motos qui ressemblent aux machines MotoGP d’aujourd’hui. C’est comme ça que ça marche ».

Sans doute, mais c’est tout de même Kawasaki, qui n’est pas engagé en MotoGP, qui domine la série WSBK avec un Jonathan Rea qui tentera cette année de ceindre sa septième couronne consécutive…



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