Scott Redding a donc fait ses débuts en WSBK, une nouvelle catégorie qu’il découvre dans sa carrière après la 125, le Moto2, le MotoGP puis le BSB qui l’a relancé sur la scène internationale avec un contrat officiel Ducati. Le voilà maintenant en Superbike et ce nouveau peloton, il s’y est frotté du côté du sélectif tracé de Phillip Island pour un premier combat. Au bilan, trois podiums et une place de second au classement général avant de remettre ça. Mais ce qu’a retenu l’Anglais, ce sont les mœurs du peloton en piste…

Scott Redding est arrivé en WSBK avec le cuir d’un officiel Ducati et la volonté de conquérir le monde d’entrée. Pour ça, il devra terrasser le chef Jonathan Rea bien armé avec sa Kawasaki, mais pas seulement. A Phillip Island, l’équipier de Chaz Davies s’est rendu compte qu’au moins trois ou quatre adversaires avaient aussi de belles qualités pour concrétiser !

Mais l’Anglais a aussi découvert que ceux-ci ne s’en laissaient pas compter une fois dans la mêlée : « je ne savais pas à quel point les pilotes étaient agressifs », a admis le Britannique. « Ils n’ont pas peur, ils n’y pensent pas tellement. Ouvrez un peu la porte et il y a quelqu’un. » En Australie, il a dû faire face à un Alex Lowes agressif. « Sa manœuvre a été assez difficile, il a été très agressif. Je dois comprendre que c’est la façon de piloter. J’étais calme dans cette situation. »

Dans le championnat BSB, il pouvait compter sur des années d’expérience en MotoGP. Dans le Championnat du Monde Superbike, il devra rivaliser avec des pilotes qui n’ont rien à apprendre, mais quelque chose à enseigner. Surtout dans la gestion des pneus Pirelli, un facteur décisif pour viser la plus haute marche du podium. « Ils sont très intelligents pendant la course. Ici, je suis confronté à des gars avec ma propre expérience et des pilotes comme Johnny qui ont remporté de nombreux championnats. J’essaie d’apprendre d’eux sur les pneus et les courses. Il y a eu tellement de dépassements et de batailles avec des gens qui économisent des pneus et je dois collecter ces informations. J’ai assez bien réussi, mais lors de la dernière course, je n’ai pas pu bouger quand je voulais attaquer la Kawasaki. »

La puissance de la Ducati ne suffit plus, on l’a vu dans la ligne droite de Phillip Island : la Panigale V4 R ne fait pas la différence avec sa vitesse de pointe. Pour tirer le meilleur parti d’une WorldSBK, il faut aussi de l’intelligence et une stratégie de course : « la façon dont Toprak dépasse ne laisse pas de place aux erreurs, vous devez accepter que ça arrive, sinon il y aura des contacts et vous perdrez du temps avec les gars devant. Vous devez conduire intelligemment. C’était excitant pour nous  et pour tous ceux qui regardent la télévision », a conclu Scott Redding. C’est ce qui s’appelle avoir un esprit de compétition ouvert !

 

 

 



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