Qualifié par tout le paddock comme la future perle du MotoGP, Maverick Vinales manque encore quelque peu d’expérience. C’est visible en temps normal où un excès de fougue lui a parfois fait perdre de belles occasions, et c’est somme toute bien normal vu son jeune âge.

Ce qui constituait donc plus une surprise, c’était son manque de résultat sur piste mouillée qui s’était révélé de façon flagrante dimanche dernier à Assen. Une apparente aversion aquatique partagée par Jorge Lorenzo, et qui aboutit grosso-modo aux mêmes résultats; 9e sur 13, à plus de 26 secondes !

Qualifié 12e, le pilote de Figueras avait précédemment conclu son premier tour en 18e position pour remonter 13e au moment où le drapeau rouge a été agité.

Chez Suzuki, on appelle cela un “manque de confiance dans la machine”.
Le numéro 25, lui, préfère parler de manque de réglages de la machine pour la pluie. Petite nuance qui a son importance…

Maverick Vinales : “Malheureusement, avec la pluie, ce n’est pas compliqué pour nous; nous manquons d’expérience et aujourd’hui nous en avons payé le prix fort. Nous étions assez compétitifs sur le sec mais, lorsque la pluie est arrivée, nous n’avons pas pu trouver un set-up correct pour avoir une machine sur laquelle je sois à l’aise. J’ai beaucoup souffert pendant les deux manches de la course, et je suis triste de cela car je sentais que nous aurions pu avoir une bonne chance sur le sec. Malheureusement, nous avons encore beaucoup à apprendre et à progresser quand nous sommes avec des conditions pluvieuses. Nous apprenons tous, mais à coup sûr ce résultat est en-dessous de nos attentes, bien qu’être bien dans les points est une chose positive “.

Hors communiqué de presse, le pilote Suzuki est toutefois plus explicite : “Je ne comprends pas, je n’avais aucun feeling avec la moto et ça glissait même en ligne droite en cinquième ou en sixième.

Et quand on évoque au passage le fait que Maverick Vinales, toutes catégories confondues, n’a jamais remporté une de ses 16 victoires en Grand Prix sur une piste déclarée mouillée, la réponse est claire: “Cela n’a rien à voir avec l’expérience sous la pluie, car quand j’étais derrière Tito Rabat, celui-ci pouvait rouler, bien qu’ il ait aussi peu d’expérience. Néanmoins, il avait tout de même un setup raisonnable. Chez nous, ce n’était pas le cas, ainsi Aleix a aussi eu du mal.
L’équipe doit peut-être travailler aussi sur l’électronique, car cela ne peut pas être possible que nous soyons si forts sur le sec et sous la pluie, non. C’était comme de rouler sur de la glace. Nous devons venir à bout de cela, car aujourd’hui, nous étions vraiment mauvais.”

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