« Porfuera », vieux surnom hérité de sa façon de dépasser par l’extérieur, est un pilote MotoGP relativement accessible et beaucoup plus gentil que ce qu’on veut généralement bien croire : même si son emploi du temps est toujours très chargé, il parle volontiers à tous ceux qui le côtoient et se prête volontiers aux activités désormais incontournables d’un pilote de Grand Prix, tels les selfies et les autographes.

En bref, Jorge Lorenzo un garçon plutôt franc et sympa qui s’est confié à Panorama.it dans une interview dont nous publions ici quelques extraits.

Jorge Lorenzo : « je ris souvent, je plaisante, j’aime être en compagnie. Le problème est que vous me voyez seulement pendant les weekends de course, quand je suis concentré au maximum. Sous la pression, mon visage se transforme, il devient sérieux. Trop. Résultat ? Je parais antipathique, je m’en rends compte, je ne le fais pas exprès. »

Avoir eu pendant 9 ans Valentino Rossi comme coéquipier chez Yamaha n’a pas été facile…

« La comparaison avec Valentino a toujours été seulement sur la piste. Protagoniste du Championnat du Monde depuis 21 ans, il n’a pas de rival auprès des tifosi, avant tout pour les victoires, et pour le charisme. Je me comporte comme ça me vient naturellement, je ne me soucie pas de plaire, et je suis content du public qui me soutient. De plus, je fais maintenant partie de la famille Ducati, qui a de très nombreux passionnés. »

Quelle atmosphère avez-vous trouvé à Borgo Panigale? 

« Magnifique. Dès que je suis entré dans l’usine, j’ai été submergé par l’amour pour le « rouge » que tout le monde a montré. J’ai rencontré une passion exacerbée, même dans l’accueil: tout le monde m’a accueilli avec enthousiasme, peut-être parce que j’ai gagné quelques titres mondiaux.  Ducati est vraiment un endroit spécial. »

La Desmosedici est spéciale ? 

« Unique, je dirais. Cette saison, nous ne gagnerons pas le championnat, je le savais avant de commencer, mais la moto est chaque année plus compétitive: en 2016, Andrea Dovizioso et Andrea Iannone sont arrivés premiers deux fois, je vise au moins trois courses pour commencer, alors que le développement se poursuit. Parce que l’objectif est bien le championnat du Monde.

Comment vous définissez-vous ? 
« Ambitieux, perfectionniste et exigeant, d’abord avec moi-même, puis avec les autres. Heureux et satisfait de ce que j’ai : ma vie est merveilleuse, à commencer par le fait que ma plus grande passion s’est transformée en travail. »

Suivrez-vous les traces de votre ami Max Biaggi, qui a raccroché son casque à 44 ans ?

«  Ne jamais dire jamais. À la réflexion, à 23 ans, je pensais que je ne resterais pas longtemps. La raison pour laquelle je n’ai pas arrêté ? Je m’amuse de plus en plus et la passion pour ce sport augmente progressivement. »

Rossi et Marquez sont toujours vos concurrents : avec lequel dîneriez-vous ? 

« Avec les deux, et non seulement cela, mais j’aimerais en savoir plus sur tous les pilotes qui se trouvent sur la grille. Sur un circuit, il est impossible de mettre de côté la concurrence, mais il est sûr que si nous nous rencontrions loin de la piste, sans toute la tension de la course, nous nous entendrions. »