Si Maverick Vinales a terminé la saison 2016 en beauté, avec une victoire au compteur et les meilleurs chronos des tests MotoGP post-Valencia, il l’avait plus que mal commencée, avec des tests calamiteux à Sepang.

Il s’en explique au journaliste Manuel Pecino dans une interview très riche.

Après le premier test de pré-saison, j’ai quitté la Malaisie dans une sorte d’embarras. Je me souviens très bien combien avait été difficile la façon dont s’était déroulé ce test en raison de l’électronique. Je ne me suis simplement pas senti à l’aise, à aucun moment, et c’était une grande déception, après avoir fini 3ème du test de Valence (2015). J’ai quitté Sepang 9ème, à 1,5 seconde du plus rapide … et sans comprendre pourquoi. J’étais complètement perdu.
Plus tard, quand nous avons fait une analyse précise des données que nous avions rassemblés en Malaisie, nous avons vu que nous manquions beaucoup de puissance et que le contrôle de traction ne marchait pas. Il y avait beaucoup de travail à faire! Nous avons aussi vu quelques points positifs; comme quoi notre moteur était plus rapide que les autres dans la catégorie. Et ceci nous a ramené un peu de confiance. Quand nous sommes arrivés en Australie, la situation a complètement changé. J’ai pris beaucoup de plaisir à piloter à Phillip Island; cela a probablement été le moment de l’année où j’ai pris le plus de plaisir.”

La suite, on la connaît… Un fin travail de mise au point de l’électronique récompensée par une victoire à Silverstone et une très belle 4e place au championnat.

Le résultat aurait peut-être pu être encore meilleur si deux points n’avaient pas parfois gêné la progression du duo Vinales/Suzuki.

Le premier était la difficulté, pour la Suzuki, de conserver son grip tout au long de la course. Davide Brivio en est bien conscient et Suzuki travaille déjà sur ce point, parallèlement à un moteur encore plus puissant.

Le second était le point d’interrogation suite à nombre de tentatives de dépassement ratées par le pilote Suzuki. Un bémol relevé dernièrement par Carlo Pernat.

Même si, en 2017, elle a perdu ses avantages accordés par le règlement, nul doute que la Suzuki GSX-RR sera très compétitive cette année.
A Iannone la charge de la faire briller autant que Vinales ne l’a fait en 2016…

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