La situation est maintenant sérieusement envisagée chez Ducati. Laquelle ? Celle du titre mondial en MotoGP. Une opportunité que le talent d’un pilote affirmé au fur et à mesure des Grands Prix a fini par imposer. Car, comme en 2007, les rouges ne sont pas partis favoris dans cette campagne. Dix ans plus tard, l’histoire se répète avec le même étonnement en interne. A l’époque, Capirossi était l’objet de toutes les attentions avant d’être poussé dans l’ombre par Casey Stoner. Cette fois, c’est Lorenzo qui devait faire le boulot, mais c’est Dovizioso qui a pris son destin en main…

Dire qu’Andrea Dovizioso a pris une autre dimension chez Ducati est de l’euphémisme. Il était certes déjà très considéré pour ces années de service, son abnégation au travail, son dévouement à la cause tant sur la piste qu’en coulisse. Mais cette saison, il pilote plus que brillamment, est en totale osmose avec la Desmosedici qu’il semble seul capable de mener à ce niveau et il enchaîne à ce point les victoires que le voilà en tête de la course au titre, à six courses du but.

Cela ne vous rappelle personne ? Le patron de Ducati Claudio Domenicali nous rafraîchit la mémoire : « il y a dix ans, on mettait Capirossi sur le devant de la scène et Stoner s’est révélé. Cette fois, on s’est concentré sur Lorenzo et c’est Dovizioso qui s’est affirmé. Andrea travaille dur sur lui-même, il est intelligent et ces dernières victoires doivent beaucoup au pilote. C’est une bonne personne. Il est apprécié dans tout le paddock. Lorsque nous avons fait signer nos pilotes la situation d’alors était différente. Dans tous les cas, Andrea a de nombreux atouts. Parfois, les choses ne se passent pas telle que l’aviez pensé ».

Si l’on veut bien se souvenir quelle a été la suite de la carrière de Capirex après le passage de la météore Stoner, on peut éventuellement s’inquiéter de l’avenir de Por Fuera rejeté dans l’ombre par DesmoDovi. Déjà, d’ici la fin de cette saison, le Majorquin peut s’attendre à quelques recommandations… Le même Domenicali précise en effet : « Lorenzo a montré qu’il appréciait ce qu’Andrea faisait. C’est un grand pilote et il progresse. Lorsque le moment viendra pour certaines stratégies, Dall’Igna y pensera. Ducati et Ferrari ont démontré dans leur monde respectif qu’avec une bonne gestion technique et de gestion humaine, on pouvait faire de grandes choses ».

Au vu de la façon dont Ferrari gère ses pilotes en Formule 1, les consignes ne devraient donc pas tarder…