Si vous pensez que les officiels Yamaha ont quitté le Mugello avec des doutes sur la fiabilité de leur moteur, vous pouvez être convaincu du fait que Scott Redding a abandonné l’Italie habité par la conviction d’une malédiction. En Toscane, il a subi son troisième K.O technique en six courses qui, ajoutés à son manque de sensations à Jerez avec le pneu arrière, fait de lui le pilote aux promesses encore à tenir.

Car pendant ce temps, l’équipier Petrucci de retour de blessure a marqué des points à chaque occasion depuis qu’il a repris le guidon. Soit deux fois seulement mais le voici devant lui au classement général provisoire du championnat pour une unité. 17 au lieu de 16 pour la seizième position.

De quoi se poser des questions, surtout après une intersaison prometteuse. La vélocité est là cependant. Redding a montré au Mugello de belles dispositions lors des essais et des qualifications. La course lui donnait l’opportunité d’une septième place synonyme de meilleur pilote satellite. Et puis la Ducati a fait des siennes au neuvième des vingt-trois tours : « nous avons rencontré un problème de refroidissement moteur, avec l’eau plus exactement ». Un écueil rencontré par les pilotes officiels précédemment. « Le voyant d’urgence s’est allumé et ça m’a déconcentré. J’ai alors ralenti pour voir comment les choses allaient évoluer, mais l’alerte ne s’éteignait pas. Alors j’ai préféré rentrer au stand plutôt que de casser un moteur frais ».

Le Mugello aura donc été impitoyable pour les mécaniques. Et maintenant, que va faire Redding ? Se fâcher avec Ducati ? « Je crois qu’il me doive une moto d’usine pour la prochaine course en guise d’excuse » déclare l’Anglais avec humour. « Plus sérieusement, les problèmes mécaniques peuvent arriver. C’est juste qu’en ce qui nous concerne, on a la malchance d’en avoir beaucoup en peu de temps ». Prochaine étape Barcelone dans moins de deux semaines.

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