« Quand j’avais 16 ans, l’âge de l’inconscience, j’aimais passionnément la moto, la vitesse et la compétition. Pour moi, les pilotes d’hélicoptères étaient des demi-dieux. Pour France Inter, je cours le Bol d’Argent à moto sur le circuit du Castellet, micro coincé dans le casque. Maintenant j’estime qu’il faut réduire notre addiction à la vitesse, entrer en cellule de dégrisement et se fixer des limites. Les lignes de TGV n’ont pas de raison d’être. Ce sont des mœurs d’une autre époque de construire des corridors pour gagner dix minutes. L’urgence est de réhabiliter les lignes de TER et de RER. »

Ces propos sont ceux de Nicolas Hulot, actuel ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, extraits de son livre “Plus haut que mes rêves” (Calmann-Lévy).

Le Bol d’Argent, c’était en 1978 et Nicolas Hulot pilotait alors une Honda CBX 6 cylindres pour France Inter, en ayant la loure tâche de commenter la course en même temps qu’il conduisait.

Une initiative formidable, tout comme était celle de Jean Claude Olivier qui décidait d’engager officiellement une 750 Yamaha 2-temps de Grand Prix au milieu de la horde des 4-temps ! Patrick Pons et Christian Sarron en étaient les pilotes, et s’ils n’ont pas gagné la course, ils l’ont bien menée jusqu’au petit matin…

Époque bénie, oubliée depuis longtemps par Nicolas Hulot, mais pas par les vrais passionnés en général, et par les amoureux de la CBX en particulier qui célébreront comme il se doit le 40e anniversaire de sa victoire au Bol d’Argent (la CBX, hein, pas Nicolas Hulot) lors de la Sunday Ride Classic en mars 2018 au Paul Ricard.

Crédit photo : Gérard Délio

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