C’est donc un Dovizioso maître de son art qui a concrétisé en Malaisie. Son second succès de carrière après celui acquis il y a déjà sept ans sur une Honda sur un tracé de Donington tout aussi humide que celui de Sepang. Cette fois, c’est avec une Ducati qu’il a gagné. Et à écouter Crutchlow, elle n’est pas pour rien dans ce succès.

Crutchlow est un pilote haut en couleur et doté qui plus est d’un certain talent. Double vainqueur cette saison, il peut se targuer d’avoir dominé son sujet tant sous la pluie que sur terrain sec. Et avec une Honda à statut satellite.

Le Britannique a goûté aux conditions précaires offertes par la Malaisie et il était assuré au moins d’un top 5 avant de se flanquer par terre dans le même tour qu’un certain Marc Marquez. Entre temps, il a pu apercevoir le potentiel affiché par celui qui allait franchir la ligne d’arrivée en vainqueur : « Dovi a superbement piloté pour devenir le neuvième vainqueur de la saison. En le voyant, je savais qu’il serait l’homme à battre parce que, franchement, il se promenait ! »

« Vraiment, j’ai constaté qu’il ne prenait aucun risque dans les virages, pas plus en redressant la moto et sa vitesse en ligne droite était carrément ridicule. Il semble que chez Ducati ils aient une très bonne électronique et une moto très efficace dans de telles conditions ».

On rappellera que Crutchlow connaît très bien Dovizioso pour avoir été son équipier du temps de Tech3 et durant sa seule saison chez Ducati.

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