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Danilo Petrucci

Danilo Petrucci se forge une expérience de pilote moto sans équivalent dans le milieu et, en ce sens, il est indéniablement à prendre en compte par les constructeurs et autres écuries qui voudraient s’attacher ses services. Sa dernière expérience au Grand Prix de France dans le box officiel Ducati qu’il a connu jusqu’en 2020 en lieu et place d’un Enea Bastianini convalescent est une ligne de plus à mettre sur son CV. Car elle lui a permis une comparaison directe avec le paddock WSBK qui est son milieu naturel cette saison. Sa comparaison entre les deux types de course est intéressante à découvrir…  

Une comparaison faite sur Speedweek qui lui a posé directement cette question : entre le MotoGP et le WSBK, quelle est la discipline qui exige le plus du pilote lors des courses ? Petrux répond : « dans le Championnat du Monde Superbike, nous avons trois courses en un week-end, les deux du dimanche ressemblent plus ou moins à un Grand Prix en MotoGP », commence le double vainqueur en MotoGP et aussi d’une étape du Dakar. « Une course Superbike dure environ 35 minutes, une course MotoGP prend sept ou huit minutes de plus. Ce n’est pas beaucoup ».

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Danilo Petrucci : « les pneus des deux championnats sont fondamentalement différents »

Cependant, ce n’est pas anodin non plus… « Mais si vous avez déjà 35 minutes derrière vous, c’est beaucoup. Alors ces presque dix minutes sont très dures. Le Sprint MotoGP était correct pour moi, la longue course au Mans était beaucoup plus difficile. Surtout avec le rythme qui est poussé. Les pneus ne se sont pas dégradés, nous avons donc pu attaquer toute la course. Une course de MotoGP est dure et longue et le rythme est très élevé ».

La grande différence réside donc dans les pneus qui configurent différemment la compétition et son rythme : « avec les Superbikes, nous pouvons parfois même utiliser un pneu arrière plus tendre au Sprint », révèle Petrucci. « Mais il faut aussi dire que les pneus des deux championnats sont fondamentalement différents. Le pneu Pirelli offre une adhérence incroyable lorsqu’il est neuf, mais ensuite il se dégrade. Avec le Michelin, vous pouvez parcourir toute la distance. Cela fait une grande différence, donc il faut toujours pousser en MotoGP ». On aurait pu penser que Petrux baserait son distinguo sur la différence technique entre une Panigale V4R et une Desmosedici GP23. Mais c’est avant tout le facteur pneu qu’il met en avant.

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