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Dan Rossomondo

Dan Rossomondo est le directeur commercial que le promoteur Dorna s’est targué d’avoir débauché de la huppée NBA pour revoir son image et lui ouvrir les horizons d’un nouveau public. Un enjeu stratégique dans le concert des championnats du monde diffusés sur l’ensemble de la planète. Il faut donc convaincre les masses, selon une approche et une technique qui ne manqueront pas de faire débat …  

Dan Rossomondo, le directeur commercial du MotoGP, est entré dans le détail dans des propos lus sur motosan sur son travail au sein du championnat et sur ses efforts pour accroître son impact et son audience. L’Américain reconnaît que le MotoGP a réalisé des progrès en rendant son contenu accessible sur ses propres canaux, mais il estime qu’il y a encore du travail à faire pour le rendre disponible sur les chaînes partenaires. Il vise à toucher un public plus large et à maximiser l’impact du contenu en exploitant le potentiel des réseaux sociaux : « nous voulons qu’un plus grand nombre de personnes voient notre contenu », a-t-il déclaré.

Il cite un exemple spécifique de la viralité du contenu sur les réseaux sociaux, mentionnant une vidéo de l’incident entre Espargaró et Morbidelli au Qatar, qui a été vue plus de 30 millions de fois sur Instagram sans promotion. Rossomondo reconnaît que ces moments controversés peuvent générer de l’intérêt et de l’engagement sur les réseaux sociaux… « Cet incident était-il le genre de chose que nous voulions voir ? Je ne sais pas, mais un peu de malice ne fait jamais de mal », a convenu Dan.

Dan Rossomondo : « il faut mettre les 22 meilleurs pilotes sur la grille, et ils sont espagnols, italiens, australiens et sud-africains » … Et nos deux Français Monsieur l’Américain ??

Dan Rossomondo souligne l’importance de tirer parti des réseaux sociaux de manière organique, en encourageant le partage et les interactions des utilisateurs pour stimuler la visibilité du contenu. Il cherche également à établir des partenariats avec des sociétés de médias innovantes pour toucher une population plus jeune en dehors du monde du sport moto. Une jeunesse qu’il englobe ainsi : « nous avons un produit prêt à l’emploi qui est bon pour le trouble déficitaire de l’attention chez les enfants ». Voilà qui en dit long …

Il ajoute : « un Grand Prix dure 45 minutes, un Sprint 25. Il suffit de le communiquer de la bonne manière. C’est un défi, mais je ne sais pas où est la déconnexion car je me promène sur les circuits et je vois beaucoup de jeunes. Nous avons une jeune génération de pilotes très bons et positifs, et les enfants sont attirés par les stars. C’est un défi. Mais il faut le relever … vite ».

Concernant le manque d’Américains et de Britanniques dans la compétition, Rossomondo reconnaît qu’il y a un besoin de travail dans ce domaine, mais souligne qu’il est important de mettre en avant les meilleurs pilotes, quelles que soient leur nationalité. Il insiste sur l’importance de cultiver le talent naturellement et de favoriser la compétition sur la base du mérite : « ce n’est pas un sport où l’on peut faire semblant en mettant quelqu’un de bon sur la grille », mentionne Dan Rossomondo. « Il faut mettre les 22 meilleurs pilotes sur la grille, et pour le moment ils sont espagnols, italiens, australiens et sud-africains ». On regrette que nos deux Français soient totalement oubliés par l’Américain.

Enfin, Rossomondo affirme que le MotoGP est déjà un spectacle en lui-même, mais reconnaît qu’il y a toujours des améliorations à apporter. Il souligne l’importance d’une approche stratégique et agressive pour faire avancer le sport, en restant fidèle à son essence … Bien que sur ce point et au vu de ce qui précède, on puisse nourrir quelques doutes. « Notre sport est un spectacle. Ce que je dois faire, c’est l’affiner pour accentuer les bons côtés. Notre show sur piste est très bon » conclut Rossomondo dont le point de vue peut être rapproché à celui de Massimo Rivola, patron d’Aprilia Racing : « il ne faut pas chercher le fan de moto, si on continue à être des garagistes, ça ne marchera pas » …