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Sergio Perez

Sergio Perez n’a pas décroché sa place en Formule 1 dans un bureau feutré ou grâce à un simple coup de fil bien placé.
Bien avant les podiums, Red Bull et les projecteurs, le pilote mexicain a dû se battre pour exister, réveil réglé au milieu de la nuit, téléphone à la main, appelant une à une les équipes européennes dans l’espoir qu’une seule lui dise oui. Dans un sport où seulement 22 baquets à temps plein sont disponibles pour des millions de candidats, chaque détail compte. Et pour Perez, c’est une facture de téléphone astronomique qui a failli tout faire basculer… avant de changer à jamais le cours de sa carrière.

Sergio Perez

Sergio perez : un talent sans milliards… mais pas sans ressources

Contrairement à de nombreuses stars actuelles de la F1 issues de dynasties extrêmement fortunées, Sergio Perez ne disposait pas d’une fortune illimitée.
Sa famille était aisée, certes, mais loin des budgets colossaux qui ouvrent automatiquement des portes dans le paddock.

Son père, Antonio Perez Garibay, ancien pilote et figure bien connectée du sport automobile mexicain, a toutefois joué un rôle clé. Grâce à ses contacts et à un important travail de conviction, il permet à son fils d’obtenir le soutien décisif du milliardaire Carlos Slim.

Un appui crucial… mais insuffisant à lui seul.

Invité récemment dans le podcast Cracks, Sergio Perez est revenu sur ce moment fondateur de sa carrière : son départ pour l’Allemagne à seulement 14 ans.

« C’est encore aujourd’hui la chose la plus difficile que j’ai faite de ma vie », confie-t-il.

À l’époque, la Formule 1 ne représentait même pas un objectif naturel pour un pilote mexicain.
L’IndyCar semblait plus accessible, plus logique. Pourtant, Perez choisit l’Europe — et l’isolement.

C’est là que commence l’une des anecdotes les plus révélatrices de son parcours.

Sans réseau direct en Europe, sans anglais fluide, Perez décide de contacter lui-même les équipes, une par une.
Son réveil sonne entre 2 h et 5 h du matin, afin d’appeler depuis le Mexique des structures européennes.

« Bonjour, c’est Sergio Perez » Un accent hésitant, un discours répété, une promesse claire :
un gros sponsor mexicain, mais peu d’argent disponible immédiatement.. Les réponses ? Des refus secs. Des silences. Des raccrochages.

Après une à deux semaines d’appels quotidiens, la réalité rattrape la famille Perez.

« Ma mère est venue me voir et m’a dit : “Tu sais combien coûte la facture de téléphone ?” » explique le Mexicain.

À l’époque, appeler l’Europe depuis le Mexique coûte une fortune. Mais ces appels finissent par porter leurs fruits : une équipe accepte, une voiture est disponible.

Perez a trouvé son point d’entrée. Le reste, on le connaît. Une carrière solide, des victoires, un passage intense chez Red Bull aux côtés de Max Verstappen, un rôle qu’il décrira plus tard comme « le pire job en F1 ».

Écarté fin 2024, Perez n’a pourtant jamais disparu du radar.
Et en 2026, tous les regards seront braqués sur son retour avec Cadillac, nouvelle équipe ambitieuse de la grille.

Cette fois, plus besoin d’appeler à l’aube. Mais l’histoire rappelle une chose essentielle :
en Formule 1, le talent ne suffit pas toujours… la persévérance non plus. Il faut parfois décrocher son avenir au bout du fil.

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