La préparation de Marc Marquez pour l’ouverture 2026 en Thaïlande n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Entre rééducation prudente après sa fracture de l’épaule en Indonésie, virus en fin de tests et trois chutes à Buriram, le champion en titre arrive au premier rendez-vous avec des certitudes… et des zones d’ombre.
À Sepang, son rythme était solide, mais les simulations d’Alex Marquez et de Francesco Bagnaia ont parfois semblé plus incisives. En Thaïlande, la tendance s’est brouillée : deux chutes dès la première journée, une troisième le dimanche, puis une simulation de course avortée. Marquez lui-même admet ne pas être à 100 % physiquement.
Dans le podcast Oxley Bom MotoGP, Peter Bom a livré une analyse tranchante : « il y a de fortes chances que Marc ne remporte pas le championnat, car il semble plus rapide, mais aussi beaucoup plus vulnérable qu’avant. »
Il insiste sur la répétition des erreurs : « il est tombé trois fois, et la première était vraiment stupide. Elle aurait déjà pu le blesser gravement. »

« Avant, Marc Marquez pouvait se le permettre. Plus maintenant »
Et pointe une constante chez l’Espagnol : « la nature de la bête reste la même : il a besoin de prendre des risques pour sentir la moto, pour se sentir vivant. Avant, il pouvait se le permettre. Plus maintenant. »
Le verdict est sévère : « pour finir, il est son propre pire ennemi… et toutes les autres Ducati sont plus proches, car il ne peut plus faire la différence comme avant. »
La Ducati Corse dispose désormais d’une GP26 plus stable et plus régulière, ce qui resserre l’écart interne. Alex Marquez et Bagnaia apparaissent en embuscade, tandis que Marco Bezzecchi porte une Aprilia Racing en nette progression.
Même Pedro Acosta a cité Alex parmi les candidats crédibles au titre, preuve que la hiérarchie 2025 n’est plus intangible.
Marquez ne cache pas que son épaule n’est pas totalement revenue. À 32 ans, la récupération n’est plus celle de ses vingt ans, et chaque chute pèse davantage. La question n’est pas tant sa vitesse pure — toujours là — que sa capacité à enchaîner sans casse.
À Buriram, la météo changeante pourrait redistribuer les cartes, mais le doute est installé : le champion est-il toujours intouchable… ou simplement humain ?
Si Marquez reste favori, il n’est plus intouchable. Entre la montée en puissance d’Aprilia, la constance de Bagnaia et l’assurance d’Alex Marquez, la saison 2026 s’annonce plus serrée que jamais.
Et si Peter Bom a raison, le premier adversaire de Marc ne sera ni Bagnaia, ni Bezzecchi, ni Alex. Ce sera une nouvelle fois lui-même.

























