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Francesco Bagnaia, Valentino Rossi

Francesco Bagnaia est revenu sur son arrivée dans la VR46 Riders Academy et sa première rencontre avec Valentino Rossi.

Il y a bientôt 12 ans, Francesco Bagnaia intégrait la VR46 Riders Academy, le tout nouveau projet de Valentino Rossi pour aider les jeunes pilotes italiens à se professionnaliser. Il rejoignait alors les quatre autres jeunes talents tout juste recrutés : Luca Marini, Franco Morbidelli, Andrea Migno et Federico Fuligni.

12 ans plus tard, trois d’entre eux évoluent en MotoGP, dont deux dans un team d’usine, sans oublier Marco Bezzecchi, qui est arrivé plus tard.

L’académie de Rossi a bouleversé la trajectoire de Bagnaia, qui était en grande difficulté au moment où Uccio Salucci était venu s’entretenir avec son père. Sa première saison en Moto3 se passait mal, et un coup de poker de ce dernier a complètement changé la donne.

« J’étais à Phillip Island en 2013 avec mon père, et il m’a qu’il avait parlé à Uccio, qu’ils prévoyaient de créer une académie et qu’ils étaient intéressés par mon profil », a raconté Bagnaia dans le podcast italien BSMT. « Et là, tu réalises que tu y es, que tu aurais pu rester à la maison, ou faire une année de plus et rester un peu chez toi, tu réalises que tu as une porte de sortie. »

« Je ne pouvais pas rester dans une situation pareille. J’avais un contrat de deux ans, donc j’aurais dû rester l’année suivante aussi. Et mon père a profité d’une opportunité quand il a compris qu’il y aurait une chance d’aller ailleurs. Il a fait signer un document à l’équipe stipulant que j’étais libéré de mon contrat, donc je pouvais rentrer chez moi. On est allés faire ce test avec une autre moto, la Mahindra, celle avec laquelle j’ai couru les années suivantes. Lors de ce test, j’ai réalisé les temps d’Oliveira, qui obtenait d’excellents résultats. On a donc compris que le problème ne venait pas de moi et ça m’a ouvert plusieurs portes. J’ai ensuite intégré l’Académie. »

Francesco Bagnaia, Valentino Rossi, Marco Bezzecchi

Toutefois, tout n’a pas été un long fleuve tranquille pour autant. Âgé de seulement 17 ans, Bagnaia a dû quitter sa Turin natale pour rejoindre un groupe déjà bien soudé dans l’académie. « Disons que je n’ai pas eu trop de mal à m’intégrer. Au début, ils m’ont fait quelques blagues, peut-être, et c’était normal. C’est le processus normal pour intégrer un groupe déjà formé », a-t-il poursuivi.

« Ce n’était pas facile parce que j’avais 17 ans, on a ses amis, sa copine, ses parents, on dit au revoir à tout le monde. Pendant les deux premiers mois, j’ai vécu à l’hôtel, et vivre à l’hôtel, c’est dur. Surtout quand on est jeune. Je n’avais pas de voiture alors ils m’emmenaient à l’entraînement, puis me ramenaient à l’hôtel. Mais à mon avis, ça m’a vraiment aidé à comprendre et à prioriser. Ça m’a plu. »

Le moment marquant de cette période reste aux yeux de Francesco Bagnaia sa toute première rencontre avec Valentino Rossi, son idole d’enfance. « Je me souviendrai toujours de la première fois, après avoir signé mon contrat avec l’Académie : je suis allé dîner chez Cozza Amara, ce délicieux restaurant de Pesaro, et puis, à un moment donné, Uccio m’a dit ‘Vale et Carlo arrivent pour dîner, il a fini de s’entraîner’. C’est l’une des rares personnes qui m’a ému aux larmes quand on s’est salués, j’avais des sueurs froides. Je n’y croyais pas. Il y a peu de personnes qui m’ont fait cet effet-là. Il m’a impressionné parce qu’il connaissait tous les résultats que j’avais fait jusque-là : Moto3, CIV, championnat espagnol, tout », a-t-il confié.

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