Le marché des transferts MotoGP continue de bouillonner en coulisses, et cette fois, c’est un mouvement potentiellement explosif qui se dessine : Joan Mir est en passe de rejoindre Aprilia pour les deux prochaines saisons. Une signature encore officieuse, mais déjà lourde de conséquences pour l’équilibre du paddock.
Selon les informations qui circulent, le champion du monde 2020 quitterait Honda après quatre années frustrantes, marquées par une compétitivité irrégulière et seulement quelques éclairs, notamment en 2025. Son arrivée se ferait au sein de l’équipe satellite TrackHouse Racing MotoGP Team, un choix stratégique qui pourrait bien relancer totalement sa trajectoire.
Derrière cette opération, une figure clé : Davide Brivio. L’homme qui avait conduit Mir au titre avec Suzuki en 2020 n’a jamais caché son admiration pour le Majorquin et militait depuis longtemps pour le faire venir chez TrackHouse.
Cette fois, il semble avoir obtenu gain de cause. Et ce n’est pas un simple recrutement : c’est une réunion stratégique, presque une tentative de recréer un modèle qui a déjà fonctionné au plus haut niveau.
Pour Mir, l’équation est limpide : les portes se ferment ailleurs. L’arrivée de Fabio Quartararo a réduit ses perspectives chez Honda, tandis que Diogo Moreira et Johann Zarco sont déjà positionnés pour l’avenir. Rejoindre Aprilia devient alors non seulement une opportunité… mais une nécessité.

Un choix sportif fort : Aprilia, nouvelle référence du plateau
Et quel choix. Aprilia s’impose aujourd’hui comme le constructeur le plus en forme du moment. Avec une RS-GP redoutablement équilibrée et en constante progression, la marque de Noale est désormais perçue comme la principale menace pour Ducati.
Dans ce contexte, Mir ne rejoint pas une équipe en reconstruction. Il rejoint un projet en pleine ascension, capable de jouer le titre dès maintenant.
Mais comme souvent en MotoGP, chaque arrivée crée une onde de choc. Et dans ce cas précis, le principal perdant pourrait être Raul Fernandez.
Le Madrilène, pourtant en grande forme et régulièrement aux avant-postes, pourrait se retrouver sans guidon chez Aprilia. Une décision qui illustre parfaitement la brutalité du marché des pilotes : la performance ne suffit pas toujours.
Plusieurs facteurs jouent en sa défaveur, notamment le profil de Ai Ogura, dont le passeport japonais, les relations avec les partenaires techniques et l’intégration dans le projet global semblent peser lourd dans la balance. Résultat : un pilote performant pourrait être sacrifié… pour des raisons stratégiques.
Si l’arrivée de Mir se confirme, Aprilia frapperait un deuxième grand coup sur le marché après le recrutement attendu de Pecco Bagnaia.
Ajoute à cela un Marco Bezzecchi déjà en lice pour le titre en 2026, et tu obtiens une configuration redoutable : deux champions du monde, un prétendant sérieux au titre et une moto en pleine ascension. Autrement dit, une véritable Dream Team capable de faire vaciller l’hégémonie de Ducati.
Au-delà du terrain sportif, ce mouvement a aussi une dimension stratégique pour TrackHouse. Dans une période d’incertitude autour du projet américain, l’arrivée d’un champion du monde comme Mir représente un signal fort en termes de crédibilité, visibilité et attractivité.
Trois éléments essentiels dans un MotoGP en pleine transformation sous l’impulsion de Liberty Media.
Si cette signature se confirme, elle ne sera pas un simple transfert de plus. Elle redessinera l’équilibre des forces, les ambitions d’Aprilia et l’avenir de plusieurs pilotes.
Le mercato 2026/2027 est paradoxal : les pilotes signent leurs futurs contrats alors qu’ils luttent pour leur saison en cours. Pour Joan Mir, quitter Honda est une question de survie sportive. En rejoignant l’univers Aprilia, il s’assure de disposer de la machine la plus innovante sur le plan aérodynamique.
Quant à Raul Fernandez, s’il venait à être évincé malgré ses performances, il deviendrait instantanément la cible prioritaire de Yamaha, qui cherche désespérément du sang neuf pour son projet V4.






















