La bataille pour la pole position au Grand Prix du Japon devait opposer deux flèches d’argent au sommet de leur art. Mais à Suzuka, le scénario a rapidement basculé. Si Kimi Antonelli a déroulé avec une aisance impressionnante pour s’offrir une deuxième pole consécutive, George Russell, lui, a dû composer avec une monoplace capricieuse.

Antonelli – Russell : un duel Mercedes … qui n’a jamais vraiment eu lieu
Dès la Q1, le Britannique a senti que quelque chose n’allait pas. Une voiture imprévisible, un équilibre soudainement dégradé… et des chronos loin de ses standards du week-end. « C’était vraiment bizarre », a-t-il reconnu, encore perplexe après la séance. Contraint de modifier drastiquement son aileron avant en pleine qualification, Russell a tenté de limiter les dégâts plutôt que de viser la pole.
Une W17 imprévisible dans les Esses
Le cœur du problème semble venir de l’arrière de sa Mercedes W17, particulièrement dans les enchaînements rapides du premier secteur de Suzuka. Un cauchemar pour tout pilote.
« Je ne pouvais pas attaquer les virages. L’arrière voulait décrocher à chaque fois », a-t-il expliqué, décrivant une perte de confiance totale dans une portion du circuit pourtant cruciale pour la performance.
Malgré cela, Russell a réussi à arracher la première ligne, gagnant même plusieurs dixièmes sur son premier run en Q3. Une performance presque inespérée compte tenu des circonstances, qu’il résume lui-même comme une forme de “sauvetage”.
Antonelli, le nouveau patron chez Mercedes ?
Pendant que Russell se débattait avec ses réglages, Antonelli a, lui, parfaitement exploité le potentiel de la W17. Le jeune Italien confirme course après course qu’il n’est plus seulement une promesse… mais déjà une référence.
Cette pole à Suzuka renforce son statut et accentue une dynamique interne qui pourrait rapidement devenir explosive chez Mercedes. Car si Russell reste solide, l’ascension fulgurante de son coéquipier change clairement l’équilibre des forces.
Une course sous tension face à McLaren et Ferrari
Au-delà du duel interne, Russell regarde aussi dans ses rétroviseurs. Et ce qu’il voit n’a rien de rassurant.
« Les Ferrari et les McLaren étaient très proches. C’était une surprise », a-t-il admis, conscient que l’avantage de Mercedes fond à vue d’œil.
Avec Oscar Piastri et les Ferrari en embuscade, la moindre faiblesse pourrait coûter cher en course. Et avec une monoplace encore mal comprise, le Britannique s’attend à un dimanche compliqué.
« On va essayer de comprendre… mais pour l’instant, on ne peut pas faire grand-chose », lâche-t-il lucidement.
Une pole envolée… et des doutes pour la suite
Deuxième sur la grille, Russell limite la casse. Mais dans un championnat aussi serré, chaque détail compte. Et ce problème mécanique, encore inexpliqué, pourrait peser lourd. Car à Suzuka, plus qu’ailleurs, la confiance dans la voiture fait toute la différence. Et ce samedi, celle de Russell s’est envolée au pire moment.
« On a fait un réglage à l'arrière de la voiture, presque imperceptible. Mais sur la piste, c'était catastrophique, j'avais l'impression que quelque chose était cassé à l'arrière. » 🧐
Les explications de George Russell après sa P2.#F1 #JapaneseGP pic.twitter.com/u64btvBf7n
— Le Sprint (@LeSprintEdition) March 28, 2026



























